lundi, 07 décembre 2009

Le point sur la santé à Achères

Samedi, le diagnostic santé sur Achères nous a été rendu par l'association AFRESC.
Après plusieurs mois d'études et d'entretiens ouverts avec la population et les professionnels de santé, de septembre 2008 à début 2009, les conclusions ont de quoi étonner : le premier acteur de santé publique sur la ville est le RER A. !
Les symptômes ont été clairement identifiés, à la fois par les professionnels et par les habitants (ce qui est rarement le cas) : c'est le mal-être, les souffrances psychiques, qui conduisent à la dépression, aux tensions familiales et aux addictions. On trouve ensuite des maladies chroniques telles que l'hypertension, le diabète, le cholestérol, l'asthme et les allergies. Et la cause principale en est, donc, le transport.
Les achérois qui utilisent le RER stressent à l'aller (par peur des retards) mais surtout au retour (notamment lorsqu'il faut aller chercher les enfants à la crèche ou à l'étude). Personnellement, je mettais 50 minutes porte à porte avec mon boulot en 1992, je mets rarement moins d'une heure et quart aujourd'hui... Nous avons certes la chance d'être à quelques minutes de la Défense, mais cet avantage est devenu source d'incertitude et déstabilise de nombreuses personnes. Du fait de la dégradation du service de la RATP et de la SNCF, mais également du fait d'un contexte professionnel plus tendu.
Valérie Pécresse (la candidate UMP aux Régionales) ne s'y trompe pas : Elle faisait ce week-end du transport l'une de ses priorités. Elle compte surfer sur la vague d'un mécontentement grandissant, et je prédis que les électeurs risquent effectivement d'avoir le mauvais réflexe de sanctionner Huchon...
La pollution (réelle ou fantasmée ?) de l'usine Peugeot (essentiellement les odeurs de peinture au Chêne Feuillu) joue aussi un rôle déprimant.
Les médecins rencontrent parfois plus de mal-être que de malades. Par ailleurs, la ville est sous équipée en termes de généralistes et encore plus de spécialistes.
Enfin, il y a un gros déficit en termes de prévention. Les enfants sont mal surveillées à l'école (manque de médecin scolaire), et les campagnes (cancer du sein, du côlon, etc.) sont mal relayées.
Tout cela conduit l'association à préconiser la création par la ville d'une Maison de Santé qui permette de mettre l'information et la prévention à la portée des Achérois, de donner des outils d'organisation aux professionnels (pour les gardes, par exemple), et de favoriser une élaboration collective des projets. Autant de points dont la majorité municipale doit s'emparer maintenant.
Ce qu'il faut retenir de ce diagnostic, c'est que les nombreux Achérois qui l'ont accompagné ne l'ont pas fait en vain. Les résultats du débat participatif (s'écouter, s'entendre) ne sont parfois pas visibles rapidement, mais l'important est que la parole ne se perde pas.
Nous veillerons, et nous reviendrons sur ce sujet.

(Pour ce qui est du Téléthon, les dons Achérois sont en légère progression par rapport à l'année dernière, tendance inverse au national).
(Pour la jeunesse (je n'oublie pas que c'est ma délégation...), voici un portail santé intéressant : http://www.portailsantejeunes.com/).

jeudi, 03 décembre 2009

Mobilisation pour les effectifs de police

C'est terrible comme on a parfois du mal à aborder les gens dans la rue pour leur donner un tract, leur faire signer une pétition, les informer, parler avec eux. J'ai une petite expérience de militantisme (au PS d'abord de 2002 à 2008 puis en tant qu'élu depuis un an et demi) et je trouve le travail de tractage assez difficile. Mais ce qu'il s'est passé mardi soir, à la Gare, de 17h30 à 19h00, est extraordinaire. Les voyageurs, pourtant fatigués par une journée de travail, faisaient même la queue pour signer notre pétition pour le renforcement des effectifs de police ! Il faut dire qu'on n'avait que trois stylos bille, et qu'il fallait écrire, dans des conditions difficiles (dans le noir, sur un coin de table) son nom, son prénom et son adresse.
C'est bien la preuve que lorsqu'ils connaissent les enjeux, les gens savent se bouger. On a fait signer 167 personnes. La prochaine fois, on accueillera les achérois plus confortablement, et on fera le double !
La cause est on ne peut plus importante, il faut dire. Non que la criminalité explose sur notre ville, mais il y a quand même un sentiment d'abandon de la part de l'état.
La municipalité a mis en place un dispositif qui fait l'admiration des villes environnantes sur la prévention et la dissuasion (avec les médiateurs, les animateurs de rue, les ASVP) mais il y a des travaux qui sont régaliens, qui reviennent à l'état (investiguer, lutter contre les trafics, intervenir en cas de problèmes, cambriolages, violences, etc.). J'en parlais dans un post du 25 mai.
Or, on commence à le savoir, l'état se désengage complètement de ses responsabilités, dans tout, ça devient systématique ! L'école, on n'en parle même pas (les effectifs en baisse constante) ! La santé, mieux vaut passer là-dessus (il faut compter sur les âmes charitables, comme ce week-end avec le Téléthon, pour financer la recherche !) La Poste, inutile de vous faire un dessin ! Et bien sûr la Police (6 agents au bureau d'Achéres contre 16 en 2000).
Les achérois se mobilisent parce qu'ils ont bien compris qu'il fallait faire pression sur le gouvernement pour qu'il assume ses responsabilités ! C'est sans doute au travail d'explication qu'on doit cette réussite, travail de longue haleine entrepris par notre délégué Pascal Campéotto et son collectif achérois pour les effectifs de police.

(Voir un article du Parisien du 30 septembre)

 

vendredi, 27 novembre 2009

Cette nuit est solidaire

Cette nuit, c'est la nuit solidaire, une nuit (c'est la deuxième année qu'elle est organisée) pour lutter contre le mal-logement. Une personne sur six est mal logée, ou pas logée du tout.
C'était bien sûr, la encore, une promesse électorale de Sarkoléon en 2007, qu'en 3 ans, plus personne ne dormirait dehors ! Tiens, fume ! Tant pis pour toi si tu l'as cru !
Sur Achères, bien sûr qu'on est solidaire, mais on n'est pas solidaire qu'une nuit, c'est au jour le jour qu'il faut mouiller le maillot. Pour lutter contre les promoteurs qui ont un peu tendance à sniffer le pacsif de blé qu'on peut se faire dans une ville encore pas pleine, à 20 minutes de Paris... Et pour tenter de loger nos enfants, qui quittent le foyer maternel et qui n'ont pas forcément envie de partir loin de leur ville.
Nous, on choisit de loger tout le monde. La part du logement social est importante, 47% aux dernières nouvelles, et on le regrette pas du tout, c'est une réussite. Faut continuer.
Cette nuit, personnellement, j'irai surtout dormir, j'ai eu une semaine chargée, faut de temps en temps laisser flotter les rubans, comme on dit puis... Mais solidaires, oui, on l'est.
Pour voir en quoi ça consiste : http://www.nuitsolidaire.fr/ et ce qu'en pense l'Huma : http://www.humanite.fr/Nuit-Solidaire-pour-logement-solid....
Je sais pas ce qu'en pense Le Figaro...
Bonsoir chez vous... Si vous en avez un.

jeudi, 26 novembre 2009

Les droits de l'enfant défendus par Achères

C'est dingue comme dans notre pays, on aime bien faire des textes définitifs, des grandes phrases emphatiques, des sermons émouvants, comme on aime bien donner des leçons au monde entier, faire des cérémonies inaugurales et commémoratives !
Par exemple, les Droits de l'Homme dont on se gargarise et sur lesquels on s'empresse de s'asseoir ! Demandez aux gardés à vue, par exemple, laissez-les raconter leur petite histoire ! Les gardes à vues ont explosé, on le sait, ces derniers temps, souvent arbitraires, avec des conditions de plus en plus limites, les fouilles à nu dans des locaux non clos, pour un rien, un propos interprété comme infamant... « Fouille à nu  », c'est presque joli, pour désigner un doigt dans le rectum...
Demandez aux sans papiers raflés et mis dans des camps, si on respecte leurs droits humains...
Je passe, c'est pas de ça que je voulais causer. Je voulais parler des Droits de l'Enfant.
J'ai passé la journée d'hier à l'UNESCO avec les élus du CME et du CCJ (les jeunes élus, quoi). On a célébré les 20 ans de la déclaration des droits de l'enfant (voir le texte, là).
Un coup pour dire à quoi les enfants ont droit, un coup pour expliquer comment tout le monde s'en fout !
C'était parfois très dur, de voir les gamins sans toit, sans famille, sans école, ou exploités dans le travail ou sexuellement, ou enrôlés dans l'armée. (La France n'est d'ailleurs pas exempte de reproches sur ce coup-là, voir le communiqué ATD-Quart-Monde du 20 novembre).
Les textes, c'est bien. Mais ce qui compte vraiment, c'est l'indignation des hommes, leur motivation à refuser cela. La solution, c'est de ne pas se laisser faire, de se rebeller, de ne pas accepter l'inacceptable.
C'est pour ça qu'on a convié nos jeunes élus. En espérant qu'ils auront le courage de faire ce à quoi les grands renoncent trop vite...

(j'ai un diaporama sur cette journée, en bas à droite de cette page).

mercredi, 25 novembre 2009

Achères : bravo les artistes !

Allez, on se dit tout ? Des fois, j'ai des réflexes de méfiance... Les productions locales, j'y vais un peu à reculons, avec appréhension, quoi, j'ai peur que ce soit pas terrible, on va dire.
Ces temps-ci, j'ai vu les Exercices de style, mis en scène par Patrick Devesa, le prof de théâtre du CCCA, j'en parlerai plus loin. Et puis, j'ai reçu la production de nos jeunes : En Souterrain, le cd des jeunes du Bateau Vivre, j'en ai déjà parlé, et puis celui des Ateliers Live Sessions, des studios du Sax.
Ce soir, j'ai décidé d'écouter les CD.
Je commence par En Souterrain parce que, sans mentir, c'est LA claque. Je m'attendais à du rap monocorde, des paroles inaudibles, un rythme lancinant, de la révolte et de la méchanceté, du défoulement, quoi. J'ai découvert un cd très varié, musical, mélodieux, superbement orchestré, avec des vraies belles paroles et même des idées. J'en ai chialé tellement ils m'ont épatés (chuis un grand émotif, caisse tu veux...). Décryptage :
Le premier morceau est comme un sommaire en musique des autres morceaux, prouesse technique de pouvoir faire un tel medley, mais la performance n'est pas encore là. Jonykeym nous achève d'emblée avec un rap dont on comprend les paroles avec des chœurs très mélodieux et une histoire à la fois dramatique (il a perdu ton père) et d'une poésie tout en retenue (c'est « sa dose de pire »). Cà s'appelle Le paradis des anges, et c'est une super belle chanson (j'aurais aimé la mettre là mais je sais pas faire). Puis, un rap plus classique, efficace (Urgence) contre la violence. Les filles prennent la relève dans un autre genre, plus quoi ? je sais pas dire, soul, peut-être, mais c'est très chouette sur trois morceaux (Glamour & sexy, Pour une autre, et Combattre le temps). Je les avais déjà entendue lors du concert. Dans la foulée, encore d'autres sonorités, des îles, pour deux morceaux très rythmés qui se ressemblent peut-être un peu trop. Puis la voix si particulière, délicieusement nasale de Téma pour une chanson très originale (Laisse moi claquer des doigts). Enfin, on termine sur Mon fils, une chanson sur Vincent Humbert et l'euthanasie. Splendide ! J'ai repassé les morceaux que j'appréciais, j'ai passé une très bonne soirée, merci les d'jeunes.
Et puis, j'ai enchaîné sur les Ateliers Live Session, volume 7 (2 CD). En fait, je suis en train d'écouter, sur l'ordinateur, les écouteurs sur les oreilles, tout en tapant mon article, pendant que ma petite famille s'active autour de moi. Je sais pas pourquoi je raconte tout ça... Ah, si, j'avais dit qu'on se disait tout, au départ. Bon. Là, ça pourrait être une musique de fond, d'ambiance, parce que c'est de la musique de mon temps, du hard rock comme j'aime, ça se déguste sans effort. On se croirait dans du Rory Gallagher ou du Van Halen ou parfois dans la salle du bar tabac de la rue des martyrs... Puis, y'a aussi du vécu (Jagas, dans son usine, poésie et lutte sociale, j'adore...). Y'a vraiment de l'idée. Poppers aussi, du rock avec un petit côté musette délirant, c'est très chouette. Et puis, bien sûr, la Chanson à la con de Phenix. Le hard, sur la fin, je décroche un peu, mais bon, c'est affaire de goût. Globalement, c'est sans doute plus mature que Souterrain, plus abouti techniquement, c'est du bon boulot. Et c'est, là encore, de la super qualité.
J'avais déjà été épaté par le spectacle La vie Parisienne, d'Offenbach, que les élèves de l'école de musique avaient jouée, il y a quelques mois, et je trouve qu'on peut vraiment concocter, entre nous, à Achères, de très beaux spectacles.
Désolé, ce post est un peu long, mais tout à l'heure, à la gare, en distribuant les tracts pour la rencontre d'automne de jeudi, j'ai rencontré Patrick Devesa et lui ai promis un retour de sa pièce...
Venons en donc aux Exercices de styles, de Queneau. Spectacle fort sympathique porté par une mise en scène de Patrick plus débridée que d'habitude (la mise en scène), et surtout deux comédiens à tomber à la renverse ! Sincérement. Je connaissais déjà Joëlle Proust. Je vais arrêter de répéter qu'elle est un monstre de talent, ça finirait par agacer. J'ai par contre découvert Cyril Vicente le petit nouveau. Une présence scénique indéniable et souvent une excellente justesse de ton. J'ai adoré « la vulgarité ». J'aime quand on ne reconnaît pas l'artiste, quand il est caché derrière le personnage, et c'était le cas. Du point de vue technique, il fallait aux comédiens un bon porté de voix et une très bonne articulation, nécessaires salle Boris Vian, dont l'acoustique n'est pas adaptée. (J'ai l'air d'insister sur les paroles, peut-être, mais que voulez-vous, j'aime bien comprendre ce que disent les artistes... (Là, c'était le cas (c'eut été dommage, pour du Queneau !))). 
Bravo, encore une fois, à tous ces talents !

mardi, 24 novembre 2009

Les rencontres d'automne se poursuivent

L'autre jour (le 17 novembre), la première réunion d'automne sur le thème du Centre-ville s'est super bien passée. Le Sax était complet ou presque.
L'équipe municipale a beaucoup informé, puis le dialogue avec les habitants a permis de sonder les réactions, ce qui nous a fait apparaître d'abord plus d'intérêt pour les projets que d'inquiètude, mais aussi quelques points qui sont à retravailler, comme la place du vélo, ente autres.
C'est tout le sens de ces réunions, informer et échanger.
On continue jeudi au sujet du quartier de la Gare.
L'occasion d'évoquer les transports, le parking, les bus, les commerces, le deuxième collège, la maison de l'emploi (au sujet de laquelle un article est paru dans le Courrier des Yvelines), le logement, la crèche, la petite arche et la plaine. Et j'en passe.
Intéressant, non ?
Alors venez...

lundi, 23 novembre 2009

Ce qu’on peut espérer du débat sur l’identité nationale

Comme on nous a lâché les écolos dans les pattes avec le film Home, financé par les amis du président, pour les élections européennes, le gouvernement lance un débat sur l'identité nationale un peu avant les régionales, en espérant sans doute une dérive sur les aspects les plus porteurs pour la droite (immigration, sécurité, etc.).
C'est de bonne guerre.
Sauf que, même si le principal parti d'opposition a déjà fait plus d'une fois la preuve de son irréfragable sottise, il a quand même l'opportunité de rebondir et de crier haut et fort contre ce qui n'est pas français.
Est-il français de rafler les étrangers sans papiers, même les mieux intégrés, à la sortie de leur boulot ou au saut de leur lit pour les enfermer dans des camps, au mépris des droits de l'homme dont notre pays revendique la paternité ?
Est-il français de livrer les médias au dictat du Château ou des grossiums de l'industrie du cercle sarkozyste ?
Est-il français de protéger une caste de puissants d'un bouclier fiscal alors que le peuple crie famine ?
Est-il français de supprimer la taxe professionnelle et de rendre ainsi les collectivités locales dépendantes du bon plaisir de l'état ?
Est-il français de museler les écrivains sous le prétexte qu'ils ont reçu un prix littéraire ?
Est-il français de supprimer le juge d'instruction pour pouvoir contrôler la justice ?
Est-il français que les minorités restent sous représentées dans les instances politiques et managériales ?
Aujourd'hui, oui, j'ai mal à ma France.
Les français d'origine algérienne saluent la qualification pour le Mondial 2010 de l'équipe d'Algérie. C'est déchirant ! Ils ne sont pas algériens, qu'ils le veuillent ou non, mais ils refusent d'aimer le pays qui les a accueilli. C'est le signe que l'intégration est ratée, du moins pour certains, alors que celles des années 50 et 60 ont réussi (espagnols, portugais, polonais).
Etre français ne signifie pas avoir des papiers français, mais adhérer aux valeurs françaises telles qu'elles ont été portées dans l'histoire.
Maintenant, ces valeurs mêmes sont galvaudées par le gouvernement lui-même. Nos compatriotes sont-ils favorables à ce changement ? Le débat est ainsi loin d'être inutile, et permettra à notre population de dire ce que c'est qu'être français aujourd'hui. Quelles valeurs sont les nôtres ? Nous reconnaissons-nous dans ce pays rigoriste et froid, imbu et méfiant, étriqué et frileux , et pour tout dire ridicule ?
Les français doivent s'emparer de ce débat et dire quel image leur miroir doit leur renvoyer.

dimanche, 22 novembre 2009

Coup de pouce à l'emploi des jeunes : ça marche !

Les premiers « Coup de Pouce à l'emploi des jeunes » ont eu lieu jeudi 19 novembre au Bateau Vivre, et le succès de cette manifestation a dépassé nos espérances. Près de 150 jeunes candidats sont venus le matin, et près de 200 l'après-midi pour postuler aux 300 emplois proposés par les 26 sociétés qui sont venues se présenter.
Le principe du dispositif reposait sur le partenariat de la Ville avec l'association « Cercle de Rencontre pour l'Egalité d'Accès à l'Emploi ». Le Cercle, présidé par Guy Béranger, DRH désormais à la retraite, est composé de personnes qui, comme lui, ont pignon sur rue dans le bassin d'emploi qui est le nôtre.
Ainsi, il leur a été possible de recueillir les besoins précis des sociétés et de déterminer les profils exacts des postes à pourvoir.
Ensuite, le SAREF (service d'aide à la recherche d'emploi et formation), sorte de « Pôle emploi » local, s'est mis en quête des candidats, avec l'aide des Missions Locales (de Poissy mais aussi de Saint-Germain, 17 jeunes furent amenés par Magali Boudic, responsable de cette section, et ancienne conseillère municipale achéroise). Ensuite, les jeunes achérois ont été coachés par le service Jeunesse (divers ateliers tel que Théâtre forum avec simulation d'entretiens au Cyb'Info, réunions de conseils sur la présentation, etc.).
Cette méthode permet de mettre en contact qualifié l'offre avec la demande. On sait bien que c'est souvent là que le bât blesse, les employeurs se plaignent parfois d'avoir des postes vacants faute de candidat ayant la bonne compétence. Là, le contact physique de gens sélectionnés pour se plaire devrait être couronné de succès.
Il est trop tôt pour connaître le résultat de cette journée, bien sûr, même si on sait que des missions d'intérim ont démarré le jour même pour certains, mais des prises de contact personnalisées ont été faites, ce qui est beaucoup plus efficace qu'un CV laissé sur un site, un peu comme une bouteille à la mer...
Voilà pour la partie « informative » de ce post.

Pour la partie plus personnelle, je veux saluer le dévouement et l'émouvant acharnement d'une association ( le CREAE, Cercle de Rencontre pour l'Egalite d'Accès à l'Emploi ) et surtout d'un homme extraordinaire, Guy Béranger, qui, une fois sa retraite prise, se démène pour venir en aide aux enfants de nos banlieues.
Merci pour cette détermination, pour cette abnégation, merci d'être attentif à la détresse des autres.


(entre parenthèses, je souhaite associer mon collègue délégué à l'emploi et à la formation Stéphane Gauthier, terriblement efficace dans l'exercice de sa délégation, et qui est davantage à l'origine de cette manifestation que moi).

(voir l'entrefilet du Courrier des Yvelines du 18, et l'article du 2 décembre).

mercredi, 18 novembre 2009

Actualité on va dire littéraire

Hello !

Mon éditeur (les éditions AO) me fait la gentillesse de présenter en avant-première l'avertissement en entête de mon dernier bouquin (Tirez pas sur le Dabiste), qu'il se prépare à imprimer pour que, petits veinards, vous l'ayez au pied du sapin à Noël...

Un peu comme un avant goût, gratos, sans obligation d'achat... C'est pas cool, ça ?
Suffit de cliquer sur ça, là-dessous :


podcast

De rien.

mardi, 17 novembre 2009

Exposition de folioscopes à Achères

Le Flip Book (ou folio scope ( du latin folio pour feuille et du grec scopein pour voir (comme quoi le français s’est construit en bouffant à tous les râteliers (mais bref…)))), le Flip Book est un objet à mi-chemin entre le livre et le cinéma.
Il s’agit d’un ouvrage, généralement de petite taille, que l’on tient par la reliure et dont on feuillette les pages très vite. A la bonne vitesse (c’est à dire au moins 24 pages à la seconde pour tromper la persistance rétinienne), on voit une animation. Et c’est drôlement intéressant…
Et ça tombe bien parce qu’une exposition est organisée par la ville d’Achères du 20 novembre au 19 décembre dans les trois lieux mythiques de la culture achéroises : le si tant fameux Cinéma Pandora, que les amoureux du 7ème art apprécient tant, notre Bibliothèque qui a fait depuis longtemps la démonstration de son dynamisme, et la charmante librairie Neverland, qui reste un des rares lieux des environs où l’on peut se choisir un bon bouquin pour le week-end avec le conseil avisé d’une vraie libraire.
L'inauguration aura lieu le vendredi 20 novembre à la Bibliothèque à partir de 18h.
Pour ceux qui veulent peaufiner la connaissance des folioscopes, j'ai trouvé un super site : http://www.flipbook.info/.
Bon, en même temps, je n'ai fait que taper "flip book" sur Google et c'est le premier lien, alors, je ne vais pas me glorifier (ils sont irritants, les politiques, spas ? toujours à tirer la couverture à eux, spas ? s'attribuer des mérites, s'autocongratuler, c'est mon côté Sarko, "Ich bin ein Baratineur", comme disait le Canard Enchaîné de la semaine dernière, bon, j'arrête).
(Tiens, à propos de Sarkozy, mon éditeur me recommande le flip book suivant : http://www.lavillebrule.com/fr/janvier_2010_mai_2012. Grinçant...).
(voir l'article du Courrier des Yvelines du 25 novembre)

vendredi, 13 novembre 2009

Permanences vaccination à Achères

Pour se faire vacciner contre la Grippe A (H1N1)
sur notre ville :



les adultes
:
Mardi, Mercredi, Jeudi et Vendredi de 13 h 30 à 17 h 30
Samedi de 9 h 00 à 12 h 00.

Salle Marcel Pagnol
27 rue du 8 Mai 1945
01 39 11 38 16

les enfants de 6 mois à 6 ans et les femmes enceintes :
Lundi au vendredi de 8 h 30 à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 h 30.

Centre de PMI
11 rue aux Moutons
01 39 22 03 02

Attention, ces horaires concernent les personnes munies de leur bon nominatif envoyé par courrier.

jeudi, 12 novembre 2009

Un autre Coup de Pouce à Achères

Je parlais, il y a quelques jours, du coup de pouce à l’emploi des jeunes qui est programmé pour le 19 novembre. Mais un autre coup de pouce se prépare, à partir de lundi et pour l'année scolaire, c’est celui à l’apprentissage de la lecture pour les CP.
4 jours par semaine, à la place de l’étude, 5 élèves de CP par classe pourront participer à des activités ludiques, récréatives, autour des mots et de la lecture.
Il y a 4 ans, on avait commencé avec deux écoles seulement (Langevin et Freinet) mais toutes les groupes scolaires sont désormais concernées, soit 9 clubs, ou 45 élèves.
Il s’agira, à 16h30, après la classe, de faire un goûter, puis une partie des devoirs maisons, et enfin de jouer avec les mots, les lettres, charades, devinettes, mots croisés, ou de raconter des histoires. De petits spectacles seront aussi donnés, et on pourra aller à la bibliothèque, écouter par exemple des histoires dans le train rouge du jardin d’Amarante.
Les clubs Coup de Pouce font partie du dispositif de la réussite éducative (loi Borloo) et bénéficient de l’expérience de l’APFEE, l’Association Pour Favoriser l’Egalité des chances à l’Ecole, qui forme les éducateurs.
L’originalité du dispositif est que les parents s’investissent auprès de leur enfant. Ils doivent suivre trois séances dans l'année, et accompagner les progrès régulièrement. L’enfant sera abonné à « Je lis déjà » et pourra lire les histoires ou écouter le cd avec ses parents à la maison.
Le type de travail est ludique. C’est parfois quand on s’amuse qu’on progresse le plus. Je me souviens être venu à la littérature par des auteurs en apparence facile ou amusant (Vian, Queneau, Dard), pour ensuite, par contagion, lire aussi le reste. Là, c’est pareil, on amorce la pompe en jouant, le désir du livre viendra ensuite.
Pour les élèves de CE1, la bibliothèque, de sa propre initiative (et parce que les parents dont les enfants avaient suivi le club Coup de Pouce au CP voulaient que cela continue), invente le Club Lecture, bâtit sur le même principe, mais seulement une fois par semaine, le vendredi.
Tout cela est cohérent avec notre projet politique, évidemment. Lorsqu’un dispositif nous paraît intéressant, la Ville s’y investit. Même si cette possibilité vient d’un gouvernement qui s’applique par ailleurs à démanteler le service public, nous profitons de tout ce qui peut venir en aide aux Achérois.

mercredi, 11 novembre 2009

Des manoeuvres élyséennes qui marchent

Soyons clair : le président prend les socialistes pour des imbéciles, et ça lui réussi assez bien !
Reconnaissons-lui un vrai talent : c'est un fin manipulateur politique.
Déjà, nous mettre dans les pattes le film « Home », promu à grands frais par ses amis (Pinault-Printemps-La Redoute) quelques jours avant les élections européennes était un excellent moyen de booster les verts (16,2%) et de réduire le score du PS (16,8%), et par voie de conséquence, faire arriver l’UMP en tête, même si on ne peut pas parler de plébiscite, loin s’en faut (28%).
Aujourd’hui, on nous colle DSK dans les pattes à coups de sondages obtenus Dieu sait comment, pour relancer la guerre des chefs.
Les petites phrases assassines, les allusions sur les positionnements des uns et des autres refont surface, et on entend, de la rue Solferino, s’aiguiser les couteaux.
Il n'y a qu'une seule conduite à tenir pour que ces carabistouilles soient sans effet sur la marche des socialistes : élaborer un programme, avoir un avis à donner sur tout, garder une ligne claire, et on verra si les français adhèrent. Tant que le PS stagnera dans les nébuleuses, il restera ce qu’il est, un parti de notables qui ont intérêt à ce que rien ne bouge, et la proie facile de ceux qui veulent le déstabiliser...

vendredi, 06 novembre 2009

Opération coup de pouce à l’emploi à Achères

Les jeunes Achérois pourront, le 19 novembre prochain, entrer en contact avec 26 employeurs de la région (ACEFAS, ADECCO, ADIA, AFT, IFTIM, ARMÉE DE TERRE, AXA, CARREFOUR, CASINO, CIRCULAR FRANCE, CHAMBRE DE COMMERCE ET D’ARTISANAT DES YVELINES, GEIQ ILE DE FRANCE, GENDARMERIE NATIONALE, GROUPAMA PARIS VAL DE LOIRE, GSO ADHAP SERVICES, KONE, LA POSTE, LIDL, MANPOWER PONTOISE, PICARD, SECURITAS FRANCE, SIAAP, SOCIÉTÉ GÉNÉRALE, SPIE ILE DE France NORD OUEST, ZENITH INTERNATIONAL…) et répondre aux offres d’emploi (plus d’une centaine).
Mais pas n’importe comment, il y a au préalable un vrai travail de préparation : grâce à l’aide de l’association « Cercle Rencontre pour l’Egalité d’Accès à l’Emploi » de Guy Béranger, les sociétés ont été approchées afin de connaître leurs besoins en terme d’emploi. Suite à cela, les jeunes concernés par les métiers et les postes libres, ont été sollicités, ou invités à s’inscrire auprès du SAREF, de la Mission Locale ou du Cyb’Info.
L’idée est ensuite de les encadrer, de les préparer le mieux possible.
C’est dans cet esprit, par exemple, que le Cyb’Info organise aujourd’hui même (6 novembre) pour 20 jeunes au Bateau Vivre une séance de formation « théatre forum » destinée à travailler la tenue des entretiens d’embauches. Il y aura ensuite deux journées (les 9 et 13 novembre) au Bateau Vivre, des sessions de 1h30 pour 80 jeunes pour des conseils et des aides (organisées par la Mission locale et le Pôle Emploi).
Cette méthode permet de mettre en contact qualifié des offres précises et des demandes précises. On sait bien que c’est souvent là que le bât blesse, les employeurs se plaignent parfois d’avoir des postes vacants faute de candidat ayant la bonne compétence.
Gageons que de nombreux emplois seront ainsi pourvus, comme ce fut le cas dans le même cadre à Sartrouville, Chanteloup ou Poissy.
(Voir l'article de mercredi dernier dans le Courrier des Yvelines).

Dans un autre état d'esprit,
ce soir à 20h40 à Achères, au Pandora,
le film
Walter retour en résistance,
suivi d'une rencontre
avec le réalisateur Gilles Perret
et Walter Bassan, le personnage du film !

Désolé de prévenir si tard, mais je crois que ça vaut le coup...

jeudi, 05 novembre 2009

Encore une occasion de se marrer

Un événement, une loi.
Cela fait des années que ça fonctionne comme ça. Après chaque fait divers, on invente la loi qui va avec ! Un violeur récidiviste, un match annulé, un chien qui mord, une mouche qui pète, une loi.
Là, Hortefeux réfléchit à une loi (c’est la 23ème sur la sécurité depuis 2002, ce qui permet de juger de l’efficacité de Karcherator, notre super flic), pour instaurer un couvre feu pour certains mineurs de moins de 13 ans (ceux qui ont déjà été interpellés) !
Ah ah ah ah ah ah ah ah
ah ah ah ah ah ah ah ! Mort de rire.
Et qui c’est qui va venir demander leur âge et leur casier judiciaire à nos bambins délinquants, à la nuit tombée ?
Les effectifs de polices sont en chute libre ! A Achères, ils étaient 16 en 2000, on nous en promettait 20, et ils sont 6, pour une ville de 20 000 habitants !
J’imagine la tête catastrophée de nos petits sauvageons à l’annonce d’une telle loi ! Morts de rire, je vous dis.
Non, ce qu’il faut accentuer, c’est la prévention, la médiation, la dissuasion. Et puis, pour les délinquants, des policiers en nombre sur le terrain, des policiers de proximité, qui puissent investiguer, faire un vrai travail de policiers. Leur boulot, quoi.
Le constat d’Hortefeux n’est pas faux : la population délinquante se rajeunit et se féminise (encore qu'il paraît que les chiffres du sinistre de l'intérieur sont contestés par les spécialistes...).
Mais face à ce phénomène, légiférer ne sert à rien, à part tenter de récupérer l'électorat frontiste dans la perspective des élections régionales, peut-être...
Non, ce qu'il faut, ce sont des effectifs, des hommes, des hommes qui connaissent bien leur boulot. C’est tout.
Hortefeux n’a rien compris, mais est-ce nouveau ?

(ps : avec tout ça, je ne vous ai pas raconté mes vacances : c'était bien. Les petits futés auront reconnu Saint-Hippolyte-du-Fort, dans le Gard.
a+
dan
)

vendredi, 23 octobre 2009

Interlude

 

I N T E R L U D E
Té, peuchère, j'arrête un peu le moulin à galéjades, vé !
Quelques jours de campo dans un coin sympathique,
A bientôt...