dimanche, 31 janvier 2010
Ce blog marque une pause
Ce blog est en train de marquer le pas, soyons lucides.
Depuis que je suis élu (18 mars 2008, bientôt 2 ans), j'ai écrit en moyenne 3 articles par semaine. Mais ce mois de janvier 2010, un seul (sur Haïti (il m'a fallu cette catastrophe sur que je me bouge !)). J'ai visiblement du mal à me mobiliser sur cet outil, j'en conviens. A cela plusieurs raisons :
J'ai le sentiment d'écrire un peu toujours les mêmes articles. Les turpitudes du gouvernement étant toujours plus folles, j'ai passé énormément d'énergie à condamner cette politique qui, de mon point de vue, nous mène dans le mur. Vilipender les attaques du service public (enseignement, RASED, Poste, Hôpital, police, etc.), la politique en faveur des plus aisés (bouclier fiscal, salaires exorbitants, magouillages princiers, etc.), est répétitif et usant. Surtout dans un contexte où tout le monde semble s'en foutre.
Mes articles sur la perte des nos valeurs sont redondants depuis bien longtemps. Je dis toujours la même chose, finalement, et je fatigue. Même si j'essaie de donner un ton amusant à mes notules, ça ne me fait plus rire.
Les français comprendront après coup qu'ils ont perdu leur France lorsqu'on arrêtera de leurs asséner quotidiennement des infos ponctuelles qui effacent le souvenir de celles de la veille. Vivre dans cette succession de nouvelles les empêche de prendre de la hauteur, de garder les infos en mémoire, et de penser sereinement à leur pays, lentement transformé en un pays aigri, égoïste et triste.
Certains, je les ai vu lorsque j'ai fait la collecte pour Haïti le 23 janvier avec l'association Stay2Cool (ils sont supers, nos jeunes), certains s'émeuvent encore de la détresse d'autrui quant il sont plongés dans le malheur médiatisé et, pourquoi ne pas le dire, lointain.
Mais chez nous, les chômeurs pullulent, arrivent en fin de droit, les travailleurs sans papiers, même parfaitement intégrés, sont mis dans des camps, les écarts de salaire se creusent, la protection des gens recule, le nombre des garde à vue explose, et tout le monde se retrouve seul à gérer ses problèmes au quotidien. C'est notre modèle de société qui n'est plus le nôtre.
Mais, là encore, je me répète, sans talent, parce que je n'ai plus la niaque pour ça.
Il y a aussi une autre raison à mon silence, c'est que se profilent les régionales. Je suis un ancien socialiste, plus près aujourd'hui du Front de Gauche, mais cette élection ne me mets pas à l'aise.
On peut distribuer des centaines de tracts pour la gauche, le RER A à lui tout seul, c'est un million de personnes qui reçoivent dans les nerfs l'incompétence de ceux qui nous gouvernent, qui décident de tout pour notre région. Donc, je préfère ne pas m'exprimer sur ces élections.
Puis, j'ai également envie de me concentrer sur l'écriture, depuis que les éditions AO ont fait paraître trois de mes ouvrages dans leurs collections, et attendent la suite.
Ce blog va donc s'arrêter. Je le laisse en ligne, c'est quand même la trace de deux années de travail, et j'y reviendrai peut être, après tout, lorsque j'aurai plus la forme.
A bientôt.
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mardi, 19 janvier 2010
Solidarité Haïti en Achères
A Achères, la mobilisation des jeunes a été spontanée au Bateau Vivre.
Une collecte a déjà été mise en place cette semaine par la junior association Stay2Cool :
de 14h à 20h au Bateau Vivre,
et au Grand Cèdre samedi toute la journée.
Il s'agira de rassembler :
des produits secs : riz, pâtes, conserves faciles à ouvrir, lait en poudre
des produits d'hygiène : dentifrices, brosse à dents, savon
lampes, piles, bougies,allumettes, coton, pansements, serviettes hygiéniques et couches pour bébés.
On précise, pas de vêtements.
Par ailleurs, une réunion d'organisation se tiendra
mardi soir 19 janvier
salle Bussières à 20h30.
Site du Bateau : http://bateauvivre.jimdo.com/
Site de la Croix Rouge : http://www.cicr.org/web/fre/sitefre0.nsf/html/haiti
Face à la dimension du sinistre, allons au principal, montrons-nous solidaires !
03:22 Publié dans Les dossiers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : achères, politique
vendredi, 01 janvier 2010
Meilleurs voeux !
08:00 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mardi, 22 décembre 2009
Alain Outreman sur la chaîne Demain
Et bien non, c’était un faux départ !
Voici un lien vers la chaîne de télé Demain, sur laquelle notre maire est interviewer : cliquer sur « Heureux élus », ou suivre le lien direct.
04:22 Publié dans L'équipe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : achères, politique
lundi, 21 décembre 2009
Campo
Bien bien bien bien bien bien...
Tout en se gardant de s'avachir moelleusement dans une autosatisfaction béate, j'ai quand même l'impression que je peux mettre la clé sous la porte sans avoir le sentiment de me barrer comme un voleur.
Bon.
On a terminé en beauté avec un Conseil Municipal très cool, jeudi : Juste une dizaine de points (au lieu de 30 à 40 d'habitude !).
J'ai présenté les nouveaux tarifs de la cantine et des services à l'enfance, c'est passé comme une lettre à la poste (il faut dire que les services enfance et vie scolaire m'avaient fourni des données assez précises et convaincantes, merci à eux).
On a augmenté les tarifs de 2,2 ou 3% (ça dépend des prestations) mais on est encore largement en dessous des tarifs pratiqués aux alentours (par exemple, pour une journée entière en centre de loisirs, c'est 9,24 euros à Achères, 10,25 à Andrésy, 12,45 à Eragny et 19,80 à Conflans).
On a aussi augmenté les pénalités pour les enfants non présentés ou les retards. Cela concerne peu de monde (et ça s'appliquera avec discernement, rassurez-vous) mais il faut quand même légiférer. C'est pas pour s'en mettre plein les poches, mais pour changer les comportements de certains parents : Sachez que sur ce trimestre, 1486 enfants nous ont fait faux-bond dans les structures, ce qui représente 146 journées d'éducateurs sollicités en trop, et un coût pour la ville de 6304 euros. Et pensons à tous ces repas non pris, qui finissent à la poubelle, c'est terrible. On n'a pas le droit de les donner au Restau du Cœur, de les donner à ceux qui ont faim, c'est un scandale, je vais me renseigner pour savoir comment changer cela.
On a aussi accepté la carte du bruit réalisée sur Achères, en précisant toutefois que les avions avaient été oubliés, une nuisance non négligeable. La droite a rajouté son point de vue (les nuisances sonores de Peugeot et GEFCO, certes, sur le territoire de Poissy, mais perceptibles par les achérois), et l'association Verts-PS-Modem a proposé qu'on parle aussi de l'hypothètique future A104 et du port autonome. Proposition non gardée, évidemment. Dans un bilan, il est impossible d'inclure les nuisances de structures qui n'existent pas encore. Le maire a essayé d'expliquer cela à monsieur Lattanzio, en termes trop polis, sans doute, sans dire que l'idée était débile... Du coup, notre opposant de gauche en fait tout un fromage sur le site de sa liste (à lire absolument, pour juger de l'état d'esprit (ça devient une habitude, que je relaie les écrits de mes anciens camarades !)).
Mais bon, cela ne suffira pas à entraver ma bonne humeur et je profiterai pleinement de ces quelques jours de campo !
Je vous souhaite du fond du cœur de très joyeuses fêtes, choyez bien les vôtres et portez vous bien.
A bientôt,
Dan
12:16 Publié dans Le programme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : achères, politique
mardi, 15 décembre 2009
RER A : on se trompe d’adversaire
De leur point de vue, les revendications des cheminots de la ligne A du RER sont sans doute légitimes. Ils réclament 120 euros. Pourquoi 120 ? Pourquoi pas 1200 ou 12 ? Ils s'auto évaluent.
Ils réclament, et parce que la direction leur refuse leur petit cadeau, ils arrêtent de travailler.
Du coup, le stress monte encore d'un cran pour le million de personnes qui empruntent la ligne. J'ai déjà expliqué (voir l'article sur le diagnostic santé à Achères) que la première pathologie, c'est le stress, la déprime, la fatigue chronique liée aux transports. Là, des travailleurs en rajoutent une couche pour les autres travailleurs.
Du coup, les trains sont conduits (pour pouvoir assurer le service) par des cadres de l'entreprise, qui ne sont pas qualifiés pour cela. J'en tremble ! J'ignorais cela, je pensais même que c'était interdit, mais apparemment, pour que le service minimum cher à notre omniprésident fonctionne, il faut ça.
Les grévistes se trompent de cible. Ils rendent leur revendication inaudible. Ils profitent de leur position pour infliger aux passagers une punition qu'ils n'ont pas mérité. Si j'arrête l'informatique de ma boite parce qu'on me refuse mon petit cadeau, je saute dans l'heure. Foin de la protection des salariés, il y a faute lourde ou grave ou que sais-je, on trouve toujours le moyen.
Il ne s'agit pas de prétendre que tout va bien au niveau des salaires, non, tout va mal au contraire. Mais ce contre quoi il faut lutter, c'est la politique du gouvernement dans son ensemble.
En émiettant les revendications pour tel service (poste, école, police, hôpital, etc.) ou pour telle population (camionneurs, conducteurs, enseignants de RASED, infirmières, etc.), les gens ne se mobilisent pas. Il faut aider nos concitoyens à comprendre que la France (et une bonne partie du monde) va dans le mauvais sens. Il faut reparler de l'humanisme, mettre l'homme au centre de la problématique politique, et non le fric, la concurrence, etc. Moi, ça me fatigue de toujours répéter pareil, je dois saouler ceux qui suivent mon blog...
C'est le système capitaliste qu'il faut envoyer péter, c'est tout.
J'espérais que la crise financière nous ferait réagir. Non.
Ou le débat sur l'identité, pour dire si on reconnaît la France dans l'image que nous renvoie l'actualité ? Non.
Les grèves ? Non, on subit. Rien ne change.
Chacun essaie de régler son petit problème, et en dehors de cela, rien ne bouge.
Dormons tranquille.
09:31 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : achères, politique
lundi, 14 décembre 2009
Les rencontres d'automne sont terminées
Les « Rencontres d'automne » se sont poursuivies avec la Plaine jeudi dernier... Elles reprendront après les fêtes.
Je suis atterré par ce que je lis dans notre mensuel local : dans sa tribune, le groupe d'opposition PS-Modem-Verts s'en prend au ton des débats. Il paraîtrait qu'on ne peut pas poser de question au maire sans se faire enguirlander ! Je ne résiste pas au plaisir de mettre cette contribution ici, en ligne, in extenso :
«
Lors de la réunion publique qui a eu lieu le 26 novembre dernier sur le quartier de la gare comme pour celle du 17 novembre sur le centre ville, les débats ont largement porté sur les transports et les problèmes de parking des achérois. Ces derniers ont pris la parole à de nombreuses reprises pour souligner notamment les difficultés de stationnement, la circulation difficile en centre ville, l'absence de pistes cyclables. Les réponses des élus et des techniciens municipaux sont édifiantes. Résumons en quelques mots :
1. C'est comme ça, on ne peut rien faire de plus
2. Ca prend du temps mais c'est normal
3. Si ça ne va pas, c'est la faute des autres : l'Etat, la région, le département. Circulez, y a rien à voir, c'est le cas de le dire !
On entendit pourtant des questions et des réponses intéressantes. Elles furent parfois gâchées par des interventions agressives sur le mode : "C'est compliqué, qu'est ce que vous proposez ? Allez-y si vous croyez que c'est facile". Cela n'a pas convaincu grand monde et aggravé le mécontentement.
Rappelons que certaines promesses avaient été faites pour faciliter les circulations douces, améliorer la sécurité routière, augmenter l'offre de stationnement et surtout passer enfin des études interminables aux actes. On n'en est pas là.
Nous avions proposé un certain nombre de solutions comme un parking souterrain en centre ville, un nouveau plan de circulation, une réglementation plus sévère du stationnement gênant. Ces pistes sont toujours d'actualité. Il n'est pas question là de politique, il est question d'une bonne gestion pour régler les problèmes quotidiens des achérois. Pour l'heure on reste sur sa faim.
»
C'est beau comme du Ponson du Terrail, rocambolesque en diable !
Il faudrait faire un sondage auprès des Achérois présents ces soirs-là, s'ils ont senti la même chose...
Je trouve cette présentation sottement partisane, et c'est dommage car ceux qui ne sont pas venus à ces soirées pourraient être trompés par cette attaque maladroite et pour tout dire pathétique.
Bien sûr, ceux qui ont participé aux débats ont pu constater la précision des présentations et la qualité des réponses, franches, nettes, sans langue de bois. Si l'absence de langue de bois passe désormais pour de l'impolitesse, c'est dommage, mais on n'y changera rien. Lorsqu'une question est posée, on y répond franchement, brut de décoffrage.
Sur le stationnement, par exemple, nous pensons que plus on fera des parkings en centre ville et plus il y aura des voitures, l'organe crée la fonction. Il faut cesser de penser tout bagnole ! Il faut se déplacer à pied, ça fait le plus grand bien. Lorsque je vais à la mairie le samedi, au moment du marché, parfois, il faut que je me gare salle Jean XXIII, ça me fait 200 mètres à remonter à pied, c'est insurmontable ?
Et il faut partager la rue avec les vélos en ralentissant les flux, mais non pas créer des pistes cyclables car comment faire, à part repousser les maisons ?
Penser la ville de demain avec les archaïsmes de la politique à papa n'est pas la solution.
Nous ferons sans doute un parking sous la place du marché, mais plutôt pour les commerçants que pour les habitants. Rien n'est encore décidé, mais il est certain que nous ne réglerons pas la question de la circulation en encourageant l'usage de la voiture. Cela, même les socialistes le disent.
Non, personne ne s'est vu « enguirlandé » (malgré l'approche de Noël), et tant bien même aurait-ce été le cas, qu'y a t il de mal, dans un débat, de ne pas avoir la même opinion ? Si le maire ne répond qu'à ses affidés, on ne va pas aller bien loin... Je ne vois d'ailleurs pas à quel moment il est fait allusion, je réponds un peu dans le vide...
Pour ce qui est des contraintes imposées par les autres collectivités (département, région, Etat), il faudra expliquer comment ça marche : qu'il s'agisse de l'A104, du pont sur la Seine, du nouveau collège, ce n'est pas le maire d'Achères qui décide tout seul dans son coin ! Alors oui, on ne fait pas ce qu'on veut, il faudra faire suivre à nos opposants un cours d'instruction civique.
Une personne qui avait à se plaindre des RER a prit la parole. Elle a bien fait, c'est un témoignage, mais, là encore, que faire pour que les trains arrivent à l'heure ? Alain Outreman semble si à l'aise qu'on pourrait croire qu'il est capable d'intervenir sur tout, mais non, en fait, il gère déjà sa ville, il la défend comme il peut, mais il ne fait pas circuler les trains.
D'une façon générale, je me désole que ce groupe bouillabaisse (Modem-PS-Verts) se comporte ainsi. Il y a tant à faire à gauche, à Achères ! C'est tellement passionnant, de s'occuper d'une ville, que je ne comprends pas pourquoi une partie de la gauche reste obstinément dans cette position négative.
Je connais des socialistes qui sont de vrais hommes de gauche, des hommes et des femmes de valeur, dont les points de vue sont intéressants, qui pourraient contribuer à construire cette ville. Au lieu de cela, leur chef de file préfère se complaire dans une attitude bêtement négative et grognonne.
C'est lamentable...
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mardi, 08 décembre 2009
Les symptômes d'une France frileuse
Je ne m'étais pas encore exprimé sur la qualification de l'équipe de France de football pour le Mondial 2010. Sujet brûlant, et pas si anodin que cela.
On connaît aujourd'hui les montants perçus par les joueurs qualifiés. Ils sont importants (100 à 240 Keuros), mais ce n'est rien par rapport aux gains qu'espèrent en tirer les sponsors, les télévisions, les marchands de télé, etc. Il y avait toute une industrie qui croisait les doigts lors du dernier match de barrage.
Au moment du but salvateur, Thierry Henry avait entre ses mains (sans jeu de mots) le pouvoir d'achat d'un sacré paquet de français...
Alors que penser de ce but litigieux ? Un mal pour un bien ? Un bien pour nous, mais une terrible déception pour nos amis irlandais qui s'étaient montrés si valeureux (On comprend notre frustration lorsqu'on perd en finale contre l'Italie sur un mauvais geste de Zidane, mais on se fait une douce violence avec la détresse irlandaise (ils ont pourtant aussi des téléviseurs à vendre)).
Du point de vue des règles du football, il n'y a pas faute. Il y a faute quand l'arbitre voit quelque chose. Quand son assistant voit quelque chose. Là, ils n'ont rien vu. Combien de fois avons-nous été victime des erreurs d'arbitrage ? C'est peut-être un juste retour des choses...
Reste à dire quand même qu'une conduite aurait eu de la gueule : que Thierry Henry vienne dire à l'arbitre qu'il avait mis la main, puis qu'il inscrive dans la foulée un splendide but qui retire toute équivoque quant au bien fondé de notre qualification.
Mais je crains que ce panache Français nous fasse défaut. Signe des temps... On l'a vu lors du tirage des groupes, vendredi : on espérait ne pas rencontrer d'équipe trop forte... On a l'air rassurés de rencontrer seulement l'Afrique du Sud, le Mexique et l'Uruguay... Quel mépris de ces adversaires ! Des adversaires tout à fait capables de nous envoyer au tapis en deux coups les gros ! (comme ce fut le cas, je crois, en 2002).
J'aimerais, moi, une équipe de France qui n'ait peur de personne, qui veuille de suite se colleter avec le Brésil, l'Italie et l'Espagne, une équipe de France chevaleresque, fière, fraternelle et courageuse.
Rendez-vous en juin...
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lundi, 07 décembre 2009
Le point sur la santé à Achères
Samedi, le diagnostic santé sur Achères nous a été rendu par l'association AFRESC.
Après plusieurs mois d'études et d'entretiens ouverts avec la population et les professionnels de santé, de septembre 2008 à début 2009, les conclusions ont de quoi étonner : le premier acteur de santé publique sur la ville est le RER A. !
Les symptômes ont été clairement identifiés, à la fois par les professionnels et par les habitants (ce qui est rarement le cas) : c'est le mal-être, les souffrances psychiques, qui conduisent à la dépression, aux tensions familiales et aux addictions. On trouve ensuite des maladies chroniques telles que l'hypertension, le diabète, le cholestérol, l'asthme et les allergies. Et la cause principale en est, donc, le transport.
Les achérois qui utilisent le RER stressent à l'aller (par peur des retards) mais surtout au retour (notamment lorsqu'il faut aller chercher les enfants à la crèche ou à l'étude). Personnellement, je mettais 50 minutes porte à porte avec mon boulot en 1992, je mets rarement moins d'une heure et quart aujourd'hui... Nous avons certes la chance d'être à quelques minutes de la Défense, mais cet avantage est devenu source d'incertitude et déstabilise de nombreuses personnes. Du fait de la dégradation du service de la RATP et de la SNCF, mais également du fait d'un contexte professionnel plus tendu.
Valérie Pécresse (la candidate UMP aux Régionales) ne s'y trompe pas : Elle faisait ce week-end du transport l'une de ses priorités. Elle compte surfer sur la vague d'un mécontentement grandissant, et je prédis que les électeurs risquent effectivement d'avoir le mauvais réflexe de sanctionner Huchon...
La pollution (réelle ou fantasmée ?) de l'usine Peugeot (essentiellement les odeurs de peinture au Chêne Feuillu) joue aussi un rôle déprimant.
Les médecins rencontrent parfois plus de mal-être que de malades. Par ailleurs, la ville est sous équipée en termes de généralistes et encore plus de spécialistes.
Enfin, il y a un gros déficit en termes de prévention. Les enfants sont mal surveillées à l'école (manque de médecin scolaire), et les campagnes (cancer du sein, du côlon, etc.) sont mal relayées.
Tout cela conduit l'association à préconiser la création par la ville d'une Maison de Santé qui permette de mettre l'information et la prévention à la portée des Achérois, de donner des outils d'organisation aux professionnels (pour les gardes, par exemple), et de favoriser une élaboration collective des projets. Autant de points dont la majorité municipale doit s'emparer maintenant.
Ce qu'il faut retenir de ce diagnostic, c'est que les nombreux Achérois qui l'ont accompagné ne l'ont pas fait en vain. Les résultats du débat participatif (s'écouter, s'entendre) ne sont parfois pas visibles rapidement, mais l'important est que la parole ne se perde pas.
Nous veillerons, et nous reviendrons sur ce sujet.
(Pour ce qui est du Téléthon, les dons Achérois sont en légère progression par rapport à l'année dernière, tendance inverse au national).
(Pour la jeunesse (je n'oublie pas que c'est ma délégation...), voici un portail santé intéressant : http://www.portailsantejeunes.com/).
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jeudi, 03 décembre 2009
Mobilisation pour les effectifs de police
C'est terrible comme on a parfois du mal à aborder les gens dans la rue pour leur donner un tract, leur faire signer une pétition, les informer, parler avec eux. J'ai une petite expérience de militantisme (au PS d'abord de 2002 à 2008 puis en tant qu'élu depuis un an et demi) et je trouve le travail de tractage assez difficile. Mais ce qu'il s'est passé mardi soir, à la Gare, de 17h30 à 19h00, est extraordinaire. Les voyageurs, pourtant fatigués par une journée de travail, faisaient même la queue pour signer notre pétition pour le renforcement des effectifs de police ! Il faut dire qu'on n'avait que trois stylos bille, et qu'il fallait écrire, dans des conditions difficiles (dans le noir, sur un coin de table) son nom, son prénom et son adresse.
C'est bien la preuve que lorsqu'ils connaissent les enjeux, les gens savent se bouger. On a fait signer 167 personnes. La prochaine fois, on accueillera les achérois plus confortablement, et on fera le double !
La cause est on ne peut plus importante, il faut dire. Non pas que la criminalité explose sur notre ville, mais il y a quand même un sentiment d'abandon de la part de l'état.
La municipalité a mis en place un dispositif qui fait l'admiration des villes environnantes sur la prévention et la dissuasion (avec les médiateurs, les animateurs de rue, les ASVP) mais il y a des travaux qui sont régaliens, qui reviennent à l'état (investiguer, lutter contre les trafics, intervenir en cas de problèmes, cambriolages, violences, etc.). J'en parlais dans un post du 25 mai.
Or, on commence à le savoir, l'état se désengage complètement de ses responsabilités, dans tout, ça devient systématique ! L'école, on n'en parle même pas (les effectifs en baisse constante) ! La santé, mieux vaut passer là-dessus (il faut compter sur les âmes charitables, comme ce week-end avec le Téléthon, pour financer la recherche !) La Poste, inutile de vous faire un dessin ! Et bien sûr la Police (6 agents au bureau d'Achéres contre 16 en 2000).
Les achérois se mobilisent parce qu'ils ont bien compris qu'il fallait faire pression sur le gouvernement pour qu'il assume ses responsabilités ! C'est sans doute au travail d'explication qu'on doit cette réussite, travail de longue haleine entrepris par notre délégué Pascal Campéotto et son collectif achérois pour les effectifs de police.
(Voir un article du Parisien du 30 septembre et celui du Courrier des Yvelines du 9 décembre)
11:15 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : achères, politique
vendredi, 27 novembre 2009
Cette nuit est solidaire
Cette nuit, c'est la nuit solidaire, une nuit (c'est la deuxième année qu'elle est organisée) pour lutter contre le mal-logement. Une personne sur six est mal logée, ou pas logée du tout.
C'était bien sûr, la encore, une promesse électorale de Sarkoléon en 2007, qu'en 3 ans, plus personne ne dormirait dehors ! Tiens, fume ! Tant pis pour toi si tu l'as cru !
Sur Achères, bien sûr qu'on est solidaire, mais on n'est pas solidaire qu'une nuit, c'est au jour le jour qu'il faut mouiller le maillot. Pour lutter contre les promoteurs qui ont un peu tendance à sniffer le pacsif de blé qu'on peut se faire dans une ville encore pas pleine, à 20 minutes de Paris... Et pour tenter de loger nos enfants, qui quittent le foyer maternel et qui n'ont pas forcément envie de partir loin de leur ville.
Nous, on choisit de loger tout le monde. La part du logement social est importante, 47% aux dernières nouvelles, et on le regrette pas du tout, c'est une réussite. Faut continuer.
Cette nuit, personnellement, j'irai surtout dormir, j'ai eu une semaine chargée, faut de temps en temps laisser flotter les rubans, comme on dit puis... Mais solidaires, oui, on l'est.
Pour voir en quoi ça consiste : http://www.nuitsolidaire.fr/ et ce qu'en pense l'Huma : http://www.humanite.fr/Nuit-Solidaire-pour-logement-solid....
Je sais pas ce qu'en pense Le Figaro...
Bonsoir chez vous... Si vous en avez un.
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jeudi, 26 novembre 2009
Les droits de l'enfant défendus par Achères
C'est dingue comme dans notre pays, on aime bien faire des textes définitifs, des grandes phrases emphatiques, des sermons émouvants, comme on aime bien donner des leçons au monde entier, faire des cérémonies inaugurales et commémoratives !
Par exemple, les Droits de l'Homme dont on se gargarise et sur lesquels on s'empresse de s'asseoir ! Demandez aux gardés à vue, par exemple, laissez-les raconter leur petite histoire ! Les gardes à vues ont explosé, on le sait, ces derniers temps, souvent arbitraires, avec des conditions de plus en plus limites, les fouilles à nu dans des locaux non clos, pour un rien, un propos interprété comme infamant... « Fouille à nu », c'est presque joli, pour désigner un doigt dans le rectum...
Demandez aux sans papiers raflés et mis dans des camps, si on respecte leurs droits humains...
Je passe, c'est pas de ça que je voulais causer. Je voulais parler des Droits de l'Enfant.
J'ai passé la journée d'hier à l'UNESCO avec les élus du CME et du CCJ (les jeunes élus, quoi). On a célébré les 20 ans de la déclaration des droits de l'enfant (voir le texte, là).
Un coup pour dire à quoi les enfants ont droit, un coup pour expliquer comment tout le monde s'en fout !
C'était parfois très dur, de voir les gamins sans toit, sans famille, sans école, ou exploités dans le travail ou sexuellement, ou enrôlés dans l'armée. (La France n'est d'ailleurs pas exempte de reproches sur ce coup-là, voir le communiqué ATD-Quart-Monde du 20 novembre).
Les textes, c'est bien. Mais ce qui compte vraiment, c'est l'indignation des hommes, leur motivation à refuser cela. La solution, c'est de ne pas se laisser faire, de se rebeller, de ne pas accepter l'inacceptable.
C'est pour ça qu'on a convié nos jeunes élus. En espérant qu'ils auront le courage de faire ce à quoi les grands renoncent trop vite...
(j'ai un diaporama sur cette journée, en bas à droite de cette page).
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mercredi, 25 novembre 2009
Achères : bravo les artistes !
Allez, on se dit tout ? Des fois, j'ai des réflexes de méfiance... Les productions locales, j'y vais un peu à reculons, avec appréhension, quoi, j'ai peur que ce soit pas terrible, on va dire.
Ces temps-ci, j'ai vu les Exercices de style, mis en scène par Patrick Devesa, le prof de théâtre du CCCA, j'en parlerai plus loin. Et puis, j'ai reçu la production de nos jeunes : En Souterrain, le cd des jeunes du Bateau Vivre, j'en ai déjà parlé, et puis celui des Ateliers Live Sessions, des studios du Sax.
Ce soir, j'ai décidé d'écouter les CD.
Je commence par En Souterrain parce que, sans mentir, c'est LA claque. Je m'attendais à du rap monocorde, des paroles inaudibles, un rythme lancinant, de la révolte et de la méchanceté, du défoulement, quoi. J'ai découvert un cd très varié, musical, mélodieux, superbement orchestré, avec des vraies belles paroles et même des idées. J'en ai chialé tellement ils m'ont épatés (chuis un grand émotif, caisse tu veux...). Décryptage :
Le premier morceau est comme un sommaire en musique des autres morceaux, prouesse technique de pouvoir faire un tel medley, mais la performance n'est pas encore là. Jonykeym nous achève d'emblée avec un rap dont on comprend les paroles avec des chœurs très mélodieux et une histoire à la fois dramatique (il a perdu ton père) et d'une poésie tout en retenue (c'est « sa dose de pire »). Cà s'appelle Le paradis des anges, et c'est une super belle chanson (j'aurais aimé la mettre là mais je sais pas faire). Puis, un rap plus classique, efficace (Urgence) contre la violence. Les filles prennent la relève dans un autre genre, plus quoi ? je sais pas dire, soul, peut-être, mais c'est très chouette sur trois morceaux (Glamour & sexy, Pour une autre, et Combattre le temps). Je les avais déjà entendue lors du concert. Dans la foulée, encore d'autres sonorités, des îles, pour deux morceaux très rythmés qui se ressemblent peut-être un peu trop. Puis la voix si particulière, délicieusement nasale de Téma pour une chanson très originale (Laisse moi claquer des doigts). Enfin, on termine sur Mon fils, une chanson sur Vincent Humbert et l'euthanasie. Splendide ! J'ai repassé les morceaux que j'appréciais, j'ai passé une très bonne soirée, merci les d'jeunes.
Et puis, j'ai enchaîné sur les Ateliers Live Session, volume 7 (2 CD). En fait, je suis en train d'écouter, sur l'ordinateur, les écouteurs sur les oreilles, tout en tapant mon article, pendant que ma petite famille s'active autour de moi. Je sais pas pourquoi je raconte tout ça... Ah, si, j'avais dit qu'on se disait tout, au départ. Bon. Là, ça pourrait être une musique de fond, d'ambiance, parce que c'est de la musique de mon temps, du hard rock comme j'aime, ça se déguste sans effort. On se croirait dans du Rory Gallagher ou du Van Halen ou parfois dans la salle du bar tabac de la rue des martyrs... Puis, y'a aussi du vécu (Jagas, dans son usine, poésie et lutte sociale, j'adore...). Y'a vraiment de l'idée. Poppers aussi, du rock avec un petit côté musette délirant, c'est très chouette. Et puis, bien sûr, la Chanson à la con de Phenix. Le hard, sur la fin, je décroche un peu, mais bon, c'est affaire de goût. Globalement, c'est sans doute plus mature que Souterrain, plus abouti techniquement, c'est du bon boulot. Et c'est, là encore, de la super qualité.
J'avais déjà été épaté par le spectacle La vie Parisienne, d'Offenbach, que les élèves de l'école de musique avaient jouée, il y a quelques mois, et je trouve qu'on peut vraiment concocter, entre nous, à Achères, de très beaux spectacles.
Désolé, ce post est un peu long, mais tout à l'heure, à la gare, en distribuant les tracts pour la rencontre d'automne de jeudi, j'ai rencontré Patrick Devesa et lui ai promis un retour de sa pièce...
Venons en donc aux Exercices de styles, de Queneau. Spectacle fort sympathique porté par une mise en scène de Patrick plus débridée que d'habitude (la mise en scène), et surtout deux comédiens à tomber à la renverse ! Sincérement. Je connaissais déjà Joëlle Proust. Je vais arrêter de répéter qu'elle est un monstre de talent, ça finirait par agacer. J'ai par contre découvert Cyril Vicente le petit nouveau. Une présence scénique indéniable et souvent une excellente justesse de ton. J'ai adoré « la vulgarité ». J'aime quand on ne reconnaît pas l'artiste, quand il est caché derrière le personnage, et c'était le cas. Du point de vue technique, il fallait aux comédiens un bon porté de voix et une très bonne articulation, nécessaires salle Boris Vian, dont l'acoustique n'est pas adaptée. (J'ai l'air d'insister sur les paroles, peut-être, mais que voulez-vous, j'aime bien comprendre ce que disent les artistes... (Là, c'était le cas (c'eut été dommage, pour du Queneau !))).
Bravo, encore une fois, à tous ces talents !
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mardi, 24 novembre 2009
Les rencontres d'automne se poursuivent
L'autre jour (le 17 novembre), la première réunion d'automne sur le thème du Centre-ville s'est super bien passée. Le Sax était complet ou presque.
L'équipe municipale a beaucoup informé, puis le dialogue avec les habitants a permis de sonder les réactions, ce qui nous a fait apparaître d'abord plus d'intérêt pour les projets que d'inquiètude, mais aussi quelques points qui sont à retravailler, comme la place du vélo, ente autres.
C'est tout le sens de ces réunions, informer et échanger.
On continue jeudi au sujet du quartier de la Gare.
L'occasion d'évoquer les transports, le parking, les bus, les commerces, le deuxième collège, la maison de l'emploi (au sujet de laquelle un article est paru dans le Courrier des Yvelines), le logement, la crèche, la petite arche et la plaine. Et j'en passe.
Intéressant, non ?
Alors venez...
13:42 Publié dans Le programme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : achères, politique
lundi, 23 novembre 2009
Ce qu’on peut espérer du débat sur l’identité nationale
Comme on nous a lâché les écolos dans les pattes avec le film Home, financé par les amis du président, pour les élections européennes, le gouvernement lance un débat sur l'identité nationale un peu avant les régionales, en espérant sans doute une dérive sur les aspects les plus porteurs pour la droite (immigration, sécurité, etc.).
C'est de bonne guerre.
Sauf que, même si le principal parti d'opposition a déjà fait plus d'une fois la preuve de son irréfragable sottise, il a quand même l'opportunité de rebondir et de crier haut et fort contre ce qui n'est pas français.
Est-il français de rafler les étrangers sans papiers, même les mieux intégrés, à la sortie de leur boulot ou au saut de leur lit pour les enfermer dans des camps, au mépris des droits de l'homme dont notre pays revendique la paternité ?
Est-il français de livrer les médias au dictat du Château ou des grossiums de l'industrie du cercle sarkozyste ?
Est-il français de protéger une caste de puissants d'un bouclier fiscal alors que le peuple crie famine ?
Est-il français de supprimer la taxe professionnelle et de rendre ainsi les collectivités locales dépendantes du bon plaisir de l'état ?
Est-il français de museler les écrivains sous le prétexte qu'ils ont reçu un prix littéraire ?
Est-il français de supprimer le juge d'instruction pour pouvoir contrôler la justice ?
Est-il français que les minorités restent sous représentées dans les instances politiques et managériales ?
Aujourd'hui, oui, j'ai mal à ma France.
Les français d'origine algérienne saluent la qualification pour le Mondial 2010 de l'équipe d'Algérie. C'est déchirant ! Ils ne sont pas algériens, qu'ils le veuillent ou non, mais ils refusent d'aimer le pays qui les a accueilli. C'est le signe que l'intégration est ratée, du moins pour certains, alors que celles des années 50 et 60 ont réussi (espagnols, portugais, polonais).
Etre français ne signifie pas avoir des papiers français, mais adhérer aux valeurs françaises telles qu'elles ont été portées dans l'histoire.
Maintenant, ces valeurs mêmes sont galvaudées par le gouvernement lui-même. Nos compatriotes sont-ils favorables à ce changement ? Le débat est ainsi loin d'être inutile, et permettra à notre population de dire ce que c'est qu'être français aujourd'hui. Quelles valeurs sont les nôtres ? Nous reconnaissons-nous dans ce pays rigoriste et froid, imbu et méfiant, étriqué et frileux , et pour tout dire ridicule ?
Les français doivent s'emparer de ce débat et dire quel image leur miroir doit leur renvoyer.
08:51 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : achères, politique










































