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mardi, 10 juin 2008
Un tag, c'est une balle dans le pied
Un de mes voisins est en colère, et il a bien raison : des imbéciles lui ont taggé son mur. Alors bien sûr, action/réaction, les jeunes, c’est des imbéciles, d’ailleurs on les voit traîner à rien foutre dans les espaces verts, point.
Moi, je dis que non, les jeunes, ils sont les bienvenus dans nos espaces verts. Pour peu qu’ils emportent les canettes vides après s’être vautré, moi, je suis franchement pour.
Mais c’est vrai que tagger, c’est de la connerie à l’état brut.
D’abord, ça exacerbe la colère des riverains qui voient, du coup, dans tout jeune un sauvageon en puissance. Donc, leçon n° 1 : les taggers sont l’ennemi des jeunes, ce qui tendrait à prouver que les premières victimes du taggage, ce sont les jeunes eux-mêmes.
Ensuite, il faut se poser la question qui tue : qui est la vraie victime du tag ?
La mairie ?
Non. Le maire, comme dirait Chirac, ça lui en touche une sans faire bouger l'autre, il commande 2 kilos de peinture, il fait repeindre, et ça ne lui coûte pas un flesh. Ce sont les contribuables qui paient, c’est à dire les habitants d‘Achères.
Qui est la victime alors ?
Ben c’est le mec qui a taggé, en personne ! Himself ! Lorsque ce petit connard ira coller un CV dans une boîte quelconque, il comprendra.
Je connais bien le mode de fonctionnement des boites. Tu passes une annonce, t’as 500 réponses. Comment « écrémer » les curriculum ? En éliminant tous les CV qui ont des « imperfections », comme d’habiter La Courneurve, Chanteloup, ou … Achères. C'est terriblement injuste, car ces villes regorgent de talents ! Mais c'est comme ça, et si vous voulez qu’Achères devienne une banlieue merdique, c’est le chemin qu’il faut prendre !
Parce que c’est comme çà que çà se passe !
Aujourd’hui, Paris-Match ne s’est intéressé à Achères que parce qu’une école avait brûlé. C’est l’image qui compte.
Les entrepreneurs et commerces, avant de venir installer leur entreprise, visitent la ville en question ! Et si c’est la merde, ils vont faire leur business ailleurs, et on reste avec nos chômeurs sur les bras !
Alors il faudrait bien se rendre compte, c’est que salir sa ville, c’est se salir soi-même.
C’est vrai que ça demande un minimum de neurones…
A méditer...
23:54 Publié dans Les dossiers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : achères, politique





































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