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samedi, 30 août 2008

Afghanistan : gardons nos nerfs...

Je ne crois pas très subtil de prétendre que les talibans ont pris une « sacrée raclée » le 18 août lors de l’assaut qui a coûté la vie à dix de nos combattants, comme l’a fait hier le général Benoît Puga, sous-chef "opérations" à l'état-major des armées.
D’abord, ça me rappelle les fameuses «nouvelles du front» dont l’objectif était davantage d’exacerber l’ardeur patriotique que d’informer.
Ensuite, c’est irrespectueux pour nos ennemis qui ne font après tout que ce qu’ils croient juste de faire.
Comme je l’ai rappelé dans un post précédent, les relations internationales, c’est de la dentelle, du point de croix, il n’y a pas les méchants d’un coté et les gentils de l’autre. Les acteurs sont nombreux (Pakistan, Etats-Unis, Russie, les ouzbeks, les tadjiks et les pachtounes (c’est eux les talibans)) et leurs positions varient avec le temps. Derrière les talibans, il y a aussi Al-Qaïda, bref, c’est très complexe, et la situation ne porte pas aux réactions épidermiques et lapidaires.
Car cette déclaration, manifestement destinée à contrer l’émotion suscitée par la perte de nos soldats, est déplacée. Elle engendrera la haine et les esprits basiques auront alors toute la légitimité pour s’exprimer… Gardons-nous de ne pas importer sur notre sol une guerre dans laquelle (de l’aveu même de notre président lorsqu’il n’était que candidat), ont n’a rien à faire.
N’oublions pas que les donneurs de « sacrées raclées » s’en prennent parfois quelques-unes, au nom de justifications qui sont toutes relatives. Pensons au Viêt-nam et à l’Irak, par exemple. Il est très périlleux de jouer les gros bras dans une région du monde que l’on connaît mal face à des maquisards qui sont chez eux, et pratiquent une guérilla terriblement efficace.
Ce qu’il faudrait faire ? Peut être négocier avec les talibans modérés, qui sont attachés à leur pays, tout en marginalisant les extrémistes… puis foutre la paix à tout ce beau monde et rentrer chez soi.
Je n’ai pas dis que ce serait facile (j’ai même dit l’inverse).

vendredi, 29 août 2008

RSA : le tour de passe-passe de Sarkozy

Un formidable vent d’espoir a soufflé sur la France en ce jeudi 28 août 2008 !
Pour financer le RSA (Revenu de Solidarité Active), notre omniprésident annonçait qu’il taxerait le capital ! Rien de moins ! Les termes employés dans son discours de Changé (Mayenne) fleuraient bon son Arlette !
"Il est normal que les revenus du capital puissent aider à faire en sorte d'aider à ce que les exclus retrouvent du travail".
Comme Paul Claudel, celui qui eut la révélation de la foi catholique derrière un pilier de Notre-Dame, Sarkoléon aurait-il écouté la partie sensible que tout humanoïde a forcément en lui, si minuscule quelle soit ? Je supputais là une influence partisane, peut être, d’une chanteuse de gauche, ayant travaillé son époux sur l’oreiller…
Je me préparais à rejoindre les pèlerins de Lourdes pour remercier Dieu sait qui de cette prise de conscience salutaire bien que tardive.
Même la droite, le Medef, les biens pensants, les éminences éthérées, jusqu’au Figaro, fichtre, commencèrent à monter au créneau contre ce coup de folie !
Les grossiums n’avaient qu’à bien se tenir, désormais ! Fini les gras dividendes, les golden parachutes, les retraites chapeau, les marges monstrueuses et les stock options ! On allait voir ce qu’on allait voir, à ça mais c’est que ! Ségolène enfoncée, ravalée au rang de réformiste pusillanime !
Moi, au départ, je n’étais pas vraiment emballé par le RSA. C’est sans doute une bonne chose, puisque c’est un mécanisme de solidarité, mais il est bâti sur l’idée qu’il faut inciter les gens à travailler plutôt qu’à buller au RMI. Ce qui suppose donc que s’ils ne traivaillent pas, c’est qu’ils le veulent bien ! Logique, non ?
Est ce que ça va créer des emplois, le fait qu’on les encourage à chercher ? Je ne suis pas sûr, mais bon, dans les grandes lignes, je suis pour, OK.
Mais si pour le financer, on taxe les gros capitaux plutôt que de piocher dans la PPE (prime pour l’emploi) comme c’était initialement prévu, alors là, oui, je suis fan !
Malheureusement, mon bonheur aura été de courte durée.
Ce que Karcherator veut taxer, c’est l’épargne (en dehors du Livret A). Ce sont les petits placements de père de famille, les retraites par capitalisation, les dividendes d’actions, les revenus d’obligations et fonciers (loyers) ainsi que les plus-values de valeurs mobilières ou de l’immobilier. Deux des produits d’épargne les plus populaires, le PEA (plan d’épargne en actions) et le contrat d’assurance vie (12 millions de titulaires) seront concernés. C’est à dire que ce sont toujours les mêmes vaches à lait qui vont être ponctionnées, les salariés, les classes moyennes, quoi, ceux qui ont voté Sarko ! Tant mieux pour eux ! Mais ceux qui auront fait leur beurre avec la TEPA (le cadeau fiscal de 15 milliards), ceux-là pourront continuer à entretenir leur cholestérol.
Donc, rien ne nouveau sous le soleil !
Du coup, j’irai pas à Lourdes voir le Pape, mais ça m’arrange, j’aurais raté la Fête de l’Huma !

Il a quand même bien failli nous avoir, Nicolas, avec son tour de passe-passe ! Très fort, l’artiste, très fort !

mercredi, 27 août 2008

La rentrée du Cyb'Info

La nouvelle plaquette de rentrée du Cyb’Info d'Achères est sortie, toute chaude, hier soir.
Vous en avez la primeur LA ! (bande de veinards…).

Le Cyb’Info, on rappelle, bien sûr, qu’il s’agit de deux entités évidemment complémentaires :

La Cyberbase, accessible à tous, avec accès à internet, ateliers d’initiation, un peu comme un cybercafé sans café…

Et un Bureau d’information pour la Jeunesse (BIJ).
Là, il y a beaucoup à dire : le BIJ inclue aussi la Mission locale (pour les jeunes qui sont sortis du système scolaire), le psychologue du Point d’Ecoute et d’Accueil Jeunes (PEAJ), et le Centre d’Information et d’Orientation Professionnelle (CIOP).
Qu’elle que soit la question qu’on se pose, on peut toujours faire un tour là-bas. L’accueil est anonyme, cool, on ne vous demande rien.

Parce qu’évidemment, allez-vous me dire, un service pareil, ça doit coûter un saladier...
Ben non, c'est gratuit.

L’équipe au grand complet (5 personnes accortes et disponibles) vous attend aux nouveaux horaires dès la semaine prochaine.
Cyb'Info d'Achères, place Georges Brassens, en face du Centre Culturel.

mardi, 26 août 2008

La ligue 1 à Achères

Foin d’autosatisfaction, on va réprimer un peu son enthousiasme délirant, pas incommoder, car il y a des dossiers qui nous attendent et qui ne sont pas piqués des hannetons, comme on dit. Mais force nous est de constater que l’été achérois a été réussi.
Achères-Plage, bien sûr. Un dimanche jusqu’à 1200 personnes, mais en moyenne de 500 à 1000, pour un projet calibré pour 500, alors bien sûr, c’était la première année, on apprend. Par exemple, il faudra agrandir le périmètre, et surtout modifier les horaires vers le soir car ceux qui rentraient du boulot n’avaient pas le temps de venir piquer une tête. Tout cela, on y pensera pour l’an prochain.
Mais il n’y a pas eu qu’Achères-Plage. Les services à la jeunesse ont continué de fonctionner à plein régime, les nocturnes au Bateau Vivre, les sorties, les colos, les activités sportives d’HR-Sport, les chantiers (remise en peinture, ramassage des détritus, j’en passe) ont permis à nos jeunes de passer un été sympathique.
On va attaquer la rentrée sans faiblir, il y a encore des choses à faire (c’est même l’inconvénient de l’exercice, les prouesses deviennent vite la norme, et il faut faire encore mieux…).

Une innovation qui me plaît bien : au Bateau Vivre, on va pouvoir suivre la ligue 1 (le championnat de France de football) en direct. Ce fut difficile, car les conditions techniques et financières n’étaient pas simples, mais les services de la mairie ont assuré. L’antenne a été installée mardi dernier, il n’y a plus qu’à se régaler. J’espère que le PSG va moins se traîner cette année, pas me casser la baraque… Encore que moi, je suis pour St Etienne, alors...

(la photo vient du site www.pari-et-gagne.com)

dimanche, 24 août 2008

En attendant un sursaut populaire

On dit que les Français sont à droite ? Très bien, grand bien leur fasse, que voulez-vous, c’est culturel ! Certains pays, scandinaves, par exemple, privilégient le collectif. Nous, on privilégie chacun sa pomme. Entendu. Si encore les gouvernants remplissaient leur office d’offrir au plus grand nombre la sécurité et l’opulence qu’il attend du pouvoir, tant mieux, mais qu’en est-il exactement ?
En 95, on ne répète plus que Chirac avait basé sa campagne sur son irréfragable désir de réduire la fracture sociale ! Avec le succès que l’on sait ! Sans le secours de la gauche de 97 à 2002, le bilan de Super Menteur serait dans les choux. Rappelez-vous, le retour à l’équilibre de la sécu, la baisse massive du chômage, la CMU, tout ça, c’est Jospin. Certes, la CMU (couverture maladie universelle, pour soigner ceux qui n’ont aucun moyen), on n’en a rien à foutre quand on est un franchouillard moyen bouffi d’individualisme crasse…
En 2007, aux Français, Karcherator leur refait le coup avec une variante : il sera le président du pouvoir d’achat ! Encore bravo, plus c’est gros, mieux ça passe ! Sarkoléon a séduit lors de sa campagne plus d’ouvriers et d’employés que dame Ségolène ! Pour quel résultat ? Même pas la peine de décrire, tout le monde constate, comme un grand, l’échec patent de l’éruptif élyséen.
Mais si encore cet échec était le résultat d’une politique maîtrisée, à la rigueur, on se ferait une raison, on dirait Sarko sait ou il va, attendons pour voir. Mais l’échec n’est pas le passage obligé vers une rupture, non, car le gouvernement pilote à vue, espérant régler le problème du chômage par la natalité, les problèmes économiques par une relance mondiale, etc. Comme l’écrivait Laurent Mauduit dans Marianne samedi, le gouvernement n’engage ni une politique de la demande ni une politique de l’offre, mais il marche au radar.
Une alternance n’est même plus possible, pour remettre un peu d’ordre, un peu de sens, dans les affaires nationales, tant le PS est balkanisé par les divisions. Il nous reste juste à subir jusqu’en 2012. Mais le sursaut ne viendra pas des politiques, fussent-ils de gauche. Il faudra que le peuple prenne conscience, et réclame un autre mode de vie, une autre société.
On n’est pas sortis de l’auberge…

samedi, 23 août 2008

Les manœuvres radicales

Maintenant que Bernard Tapie (ex ministre de François Mitterrand ayant appelé à voter Sarkozy, on se demande bien pourquoi...) a été sorti de la mouise (par le truchement d’un tribunal arbitral le 29 juillet, bien plus pratique qu’un passage devant les juges (bien des voleurs de mobylettes aimeraient sûrement être traités de la sorte)), on voit se profiler des mouvements de cavalerie que la troupe des militants radicaux aura le choix de suivre ou pas.
Déjà, Sarkoléon avait lancé une entreprise de séduction du PRG pour lui faire voter sa réforme de la constitution (lui promettant notamment de pouvoir former un groupe à l’assemblée), mais la solution Tapie est encore plus efficace !
Nanard est au PRG, mais aussi grand pote de Borloo, le radical de droite (on dit "valoisien"). Les radicaux avaient effectivement explosé au moment de l'Union de la Gauche, certains acceptant d'y entrer (PRG) et d'autres pas (les valoisiens). Mais alors, à quand le grand rassemblement des radicaux ?
Sur le terrain, les militants du PRG que je côtoie sont plutôt des gens de gauche, responsables, consciencieux, raisonnables… Ils devraient se faire entendre pour que leurs chefs ne soient pas guidés que par des considérations tactiques...
Je dis ça mais dans le même temps, je sais des socialistes bien tristounets devant la sourde bataille des chapelles…
C’est l’avantage d’être (désormais) sans étiquette !

vendredi, 22 août 2008

Vente de fruits et légumes à Achères

Organisée conjointement par le PCF et le syndicat agricole MODEF depuis 4 ans, une vente de fruits et légumes directe producteur – consommateur était organisée jeudi dans 40 villes de région parisienne. Comme l’an passé, la section locale d’Achères s’est mobilisée pour tenir un stand à partir de 9h aux Plantes d’Hennemont, pendant deux heures (à 11h, tout était vendu !).
L’objectif était de faire la démonstration que lorsqu’on contourne les intermédiaires, on peut se procurer de superbes produits à un prix correct, et sans prendre les agriculteurs à la gorge.
Songeons qu’un kilo de tomates peut être acheté 0,38 euros à l’exploitant pour se retrouver le jour même à 1,70 euros à 15 km de là dans les bacs de Leclerc… Centrale d’achat, marge arrière, mise en concurrence sauvage, on comprend que ces mécanismes certes légaux sont la plaie d’une société qui privilégie la compétition sauvage…

Le kilo de superbes tomates du Lot-et-Garonne était à 1,50, hier, et bien des foyers ont pu se régaler d’une bonne salade. On nous dit qu’il faut manger 5 produits frais par jour, mais les français savent le prix qu’ils coûtent…
Mais courage ! Le pouvoir d’achat écrabouillé par la hausse de tout (énergie, matières premières, fruits et légumes, poisson, frais de santé) est entre les mains d’un super président spécialisé sur la question !
Attendons pour voir…

 

jeudi, 21 août 2008

Et puis, ya les JO

Là encore, on a le chic pour tout embrouiller.
Un : il ne fallait pas faire les JO à Pékin. Le parlement européen avait tenté de dissuader le CIO d’accorder les jeux à la Chine, par sa résolution du 5 juillet 2001, en raison des « graves violations des droits de l’homme ». Il aurait fallu attendre que la RPC évolue sur ces questions, comme elle sera forcément conduite à le faire. Mais maintenant, la bêtise étant faite, il fallait y aller et faire triompher le sport, même si l’on sait le prix payé par la population chinoise. Et Sarkozy, dans son interview du 8 août, a été très bon, en découplant (enfin) les JO de la question du Tibet.
Deux : la question du Tibet (et, par extension, celle des autres minorités chinoises (Xinjiang, Mongolie intérieure, Ningxia, bref, 60% du territoire chinois !) est d’une dramatique complexité.
Complexe par ce qu’il n’y a pas les gentils d’un côté et les méchants de l’autre, et dramatique parce que sans issue, la Chine ne se privera jamais de 60% de son territoire.
Au Tibet, les choses sont rendues compliquées car les stratégies ont changé avec le temps. Une époque, les tibétains ont accueilli les chinois comme des sauveurs. Les Chinois ont parfois tenté de raser le bouddhisme, puis ils ont reconstruit les temples, ils ont modernisé la société. Le Dalaï Lama a tenté de s’accorder avec la Chine mais fut trahi par ses frères, etc.
Bref, après avoir lu l’ouvrage paru cet été chez Noyelles « Tibet, le moment de vérité » de Frédéric Lenoir, je comprends qu’il faut vachement mesurer son expression sur la question. C’est d’ailleurs ce que demande le Dalaï lama. Il ne demande pas l’autonomie, mais que son peuple puisse vivre en paix avec ses traditions et sa religion.
Aidons la Chine à évoluer. Les JO en seront probablement l’occasion...
Sur le plan sportif, notre ministre a exigé 40 médailles, alors ayons confiance…

Et comment va le monde, mossieur, à part ça ?
Pas d’améliorataion nulle part à ma connaissance…
Si on attend de voir si les JO provoquent en Chine un déclic démocratique, en Russie, s’il y a des déclics, ce sont ceux des gâchettes contre les Georgiens.
Là encore, c’est inextricable. L’Ossetie est coupée en deux : le nord en Russie et le Sud (pro Russe) en Georgie. Pour une poignée de zigs qui se sentent incapables de vivre ensemble, on déclenche une guerre, les USA font les gros yeux à la Russie, bref, le ballet s’emballe. La-men-ta-ble !
Au Moyen Orient, c’est presque drôle, si ce n’était dramatique ! Les palestiniens se flinguent entre eux, et ça défouraille tellement entre Hamas et Fatah que certains du Fatah se sont réfugiés… en Israël !
Pour ce qui est de l'Afghanistan, l'heure n'est pas à la polémique, mais Sarko avait suggéré pendant la campagne qu'il fallait en partir. Depuis, on laisse nos troupes servir de cible...

En clair, le monde ne s'est pas amélioré pendant que je bullais dans le Beaujolais. On tâchera, pour garder le moral, de trouver d'autres sources de satisfaction...
(Par exemple, en visitant mon photo-blog, forcément génial).
A+
dan

mercredi, 20 août 2008

Des mauvais coup en loucedé

C’est désormais une tradition, à l’annonce de congés d’été, on profite du fait que les Français ont la tête ailleurs pour leur refiler en loucedé les dernières saloperies qu’on leur préparait depuis des lustres… C’est ainsi que fin juillet sont sorties comme d’un chapeau quelques perles pré villégiatures dont je me souviens quand même à la rentrée :

- A commencer par le « plan de redressement de la Sécurité Sociale », 24ème du nom depuis 27 ans, discrètement sorti le 29 juillet (encore un peu, il ne voyait pas le jour…). On vous rassure de suite, il est hors de question de ponctionner les Français, leur moral dramatiquement en berne n’y résisterait pas ! Ce sont les mutuelles qui seront impactées… Maintenant, allez savoir comment les mutuelles feront pour récupérer leur marge, ça n’est pas le problème du gouvernement. Si les cotisations augmentent, ce sera la faute les mutu… Attendez-vous à apprendre que vous allez cotiser plus… Enfin, si c’est pour sauver vraiment la Sécu (comme les socialistes l’ont fait en 2000 et 2001 sans rien augmenter) je veux bien payer un peu plus. Attendons pour voir…

- La dernière loi pénitentiaire de Rachida Dati est parue le 28 juillet, elle. Après avoir largement contribué à engranger des taulards (notamment grâce à ses peines plancher et l’absence d’amnistie du 14 juillet), la garde des sceaux (à Champagne, rajoute le Canard Enchaîné) nous pond une loi pour vider les prisons (mégabondées aujourd’hui avec 64250 détenus). Il suffira de les laisser dehors, avec un bracelet. On ne m’empêchera pas de penser à une politique de pilotage à vue…

- C’est le 22 juillet, après une réunion des crânes d’œuf de l’Elysée, qu’on a eu l’assurance que la généralisation du RSA, ce serait plutôt 2010 que 2009. Le problème, c’est que c’est une promesse électorale sarkozyste mais que ni le 1er ministre ni Bercy ne voit comment financer ce mécanisme de solidarité sans piquer dans un autre mécanisme de solidarité, la PPE (prime à l’emploi). Martin Hirsch a bien des soucis, mais la situation sera peut être meilleure à la rentrée, après une super réunion déjà programmée en septembre, le 11, je crois…

- Les mauvaises nouvelles continuent de tomber en rafale. Le 24 juillet, Renault annonce au même moment un taux de croissance de 4,5% et 5000 licenciements. C’est clairement un dégraissage boursier, car il permettra d’augmenter les dividendes et de goinfrer les actionnaires (dont l’Etat pour 16%). Un peu dans le même esprit, on apprend le 30 juillet qu’Arcelor-Mittal (l’usine sinistrée de Gandrange, entre autre…) a réalisé au premier semestre 5,2 milliards d’euros de profit (7 milliards pour Total dans le même temps). On est bien content pour tous ces braves gens.

Mais il n’y a pas que les salariés qui se font lourder, me direz-vous ! Il y a aussi des patrons. Franck Dangeard, par exemple : après avoir fait perdre 182 millions d’euros à Thomson, il prend la porte, certes, avec un chèque de 2,3 millions d’euros et ses quelques stock options…

Serge Tchuruk et Patricia Russo, les excellents duettistes d’Alcatel-Lucent, après une série de choix particulièrement audacieux entraînant la perte de 25 milliards d’euros en huit ans, déclarent forfait. Tchuruk, qui a touché 3 millions par an pendant tous ces exploits part à la retraite avec un matelas qu'on ne connait pas encore (...) et Patricia Russo s’en va outre-atlantique avec 6 millions d’euros de prime. Là aussi, on est bien content pour eux. Après tout, c’est légal, ils ne font que profiter d’un système.
Je me demande combien j’aurais si je plantais l’informatique de ma boîte…

 

Et pendant ce temps-là, on occupe le bon peuple avec les polémiques qu’on peut… A croire que Charlie Hebdo est complice du pouvoir, et veut nous divertir des vraies questions !
Tout commence avec un article vite rédigé dans Libé du 23 juin. Il est dit que « le fils de Nicolas Sarkozy, Jean, vient de se fiancer avec une juive héritière des fondateurs de Darty, et envisagerait de se convertir au judaïsme pour l’épouser ».

Que l’info soit vraie ou fausse, on s’en fiche complètement, elle est juste un peu « brut de décoffrage ».

S’en suit un article ironique de Siné, qui aurait probablement écrit la même chose s’il c’était agit d’une autre famille riche, et Val, le directeur de Charlie Hebdo le vire.

C’est ensuite le déchaînement des passions, on condamne, on vitupère, on invective, on sanctionne, on émulsionne, on fouille les passés, on suppute les intentions, nos supposés grands esprits (et les autres) prennent parti et tout cela dévient franchement grotesque. Comme quoi, dirait Desproges, on peu rire de tout mais pas avec tout le monde…

J’espère que ça, à la rentrée, on l’aura oublié…

samedi, 02 août 2008

Bullage

Et si, après toutes ces émotions, après tous ces mots assenés, on allait un peu au vert ?
Les cadres chébrans appellent ça reconstituer sa force de travail.
Ah là oui, juste quelques jours de bullage total...
On se retrouve juste après ça.

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