lundi, 09 mars 2009
Les partis dans les starting-blocks
Les élections européennes se profilent à l’horizon (le 7 juin), sur un seul tour, avec un large panel de partis qui fourbissent déjà leurs armes.
Il est important d’y participer.
D’abord parce qu’il est important de voter pour l’avenir de l’Europe (des taux de participation de 46,8% en 1999 et 42,8% en 2004 ne sont guère encourageants). Mais aussi parce que cette élection est un sondage grandeur nature du positionnement des Français. Ils auront le choix entre tous les partis, de l’extrême droite à l’extrême gauche, et pourront placer leur curseur avec précision.
Ceci étant, il ne faut pas s’y tromper : comme ce fut le cas pour le traité constitutionnel rejeté par le peuple, on le sait, en 2005 (mais refourgué en douce par les députés et sénateurs ensuite), les résultats seront pollués par d’autres considérations annexes, notamment de politique intérieure.
En 2004, par exemple, les socialistes avaient réalisé 28,9%, un chiffre historique. Aux régionales idem ! Mais il ne fallait pas être grand clerc pour y voir la sanction de l'impopulaire gouvernement Raffarin plutôt qu’un choix de modèle de société. Le choix de société a eu lieu après, en 2007, les Français ont choisi la droite, le conservatisme, le libéralisme, la loi du plus fort, la compétition permanente, la victoire de l’individuel sur le collectif, bref, Nicolas Sarkozy.
Là encore, les électeurs versatiles voudront probablement envoyer un message de révolte au président qu'ils ont choisi, et ce sera peut-être l’occasion d’avoir un parlement européen à gauche ! C’est une chance à saisir, et il convient donc de se mobiliser pour cela (même si, soyons juste, nous avons déjà eu une Europe dont la majorité des dirigeants étaient de gauche, sans que cela ne change de manière spectaculaire la façon dont la CEE était gérée …).
Pour ma part, je soutiendrai bien sûr le parti socialiste, même si j’en suis momentanément exclu pour avoir suivi le maire PCF sortant de ma ville, Alain Outreman (soutenu lui-même par la fédération PS des Yvelines, ne cherchez pas, c’est un peu compliqué).
Mais les considérations locales sont à mettre de côté. Les résultats purement Achérois ne seront nullement représentatifs des forces en présence sur la ville. Alain Outreman et son équipe, récemment réélus, sont appréciés (ou non) pour leur gestion, et pas pour la couleur de leur casaque.
14:52 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : achères, politique



































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