lundi, 16 mars 2009

Il y a un an, Alain Outreman était élu (et moi avec)

Faire le bilan de sa 1ère année de mandat est un exercice un peu frustrant, car les décisions rapidement prises peuvent s’avérer longues à mettre en place et on aurait pensé pouvoir agir plus vite. J’en veux pour exemple me concernant l’installation de Canal+ au Bateau Vivre.
Il peut paraître simple de décider que les jeunes doivent pouvoir regarder les matches de ligue1 à la télé (surtout avec le passionnant parcours du PSG cette saison). Faire des soirées « Ligue 1 » est une promesse qui s’énonce en une minute montre en main. Puis, quand on est élu, il faut (et c’est le fonctionnement normal d’une municipalité, il n’y a rien à critiquer à-cela), il faut étudier la faisabilité technique du projet, passer en commission jeunesse qui l’accepte, et le présenter au bureau municipal qui l’entérine. Là, on en est déjà à trois mois de boulot. Ensuite, il faut mettre en œuvre, préparer un contrat (et avec Canal+, ils sont chatouilleux, on ne fait pas n’importe quoi !). Bref, il aura fallu 5 mois pour avoir l’abonnement (qui planta 6 mois plus tard, à cause d’une erreur commerciale de Canal). Il fallut alors reprendre d’épineuses négociations pour rétablir la connexion et aujourd’hui, ça n’est toujours pas en place ! Kafka l’aurait écrit…). C’est long, c’est lourd, il faut s’en occuper. C’est un apprentissage…
Pour le reste, il fallait maintenir et améliorer l’existant, indiquer le cap, mais il fallu surtout apprendre à se sentir à l’aise dans les arcanes du fonctionnement de cette ville dans la ville qu’est la municipalité.
Puis, il n’y a pas que la délégation jeunesse. D’abord, une délégation n’est pas un pré carré sur lequel les autres ne peuvent pas venir, mais l’obligation d’apporter à l’équipe sa plus-value sur la question. En fait, avoir une délégation crée plus de devoirs que de pouvoirs. Ensuite, un conseiller municipal doit participer à la vie de la commune, donner son avis sur tout, bref, il passe beaucoup plus de temps à traiter d’autre chose que de sa délégation.
Le bilan de mon activité ?
J’ai commencé par écouter et apprendre. Six mois de sous l’eau. Rien à voir avec un travail de militant, là, c’est du concret. En regardant mon calepin, je trouve 10 conseils municipaux, 35 bureaux municipaux, 4 commissions enfance/jeunesse, 5 commissions sport, 2 commissions lutte contre la petite délinquance, 7 conseils d’administration du collège ou du lycée, 5 conseils d’école, 7 comités de la caisse des écoles, 19 réunions de service, 5 tours des structures, 3 inaugurations, 5 commémorations, 7 réunions de liste, 9 festivités diverses, 3 soirées de vœux, un week-end de séminaire, 4 réunions de sensibilisation pour le conseil communal des jeunes, 3 visites de la ville, 3 recrutements.
Mes meilleurs souvenirs : la cérémonie de la Rosière, la remise des prix aux enfants du CM2 (dont mon petit dernier), mon rôle de Père Noël à la maternelle Henri Wallon, le Téléthon, la cérémonie des Enfantastiques... Mes plus mauvais souvenirs : les disparitions en rafale de gens formidables comme Julienne Volat, Gerville Gracchus et Gilbert Monchaux.
Sans sombrer dans l’autosatisfaction (en fait, je crois que c’est déjà fait), je ne suis pas mécontent d’avoir surnagé. Il s’agira maintenant pour moi de passer à une phase plus active. Mes colistiers m’ont beaucoup donné jusqu’à présent (je fus très ému de l’accueil qu’il m’ont fait car je venais de rivages hostiles (le ps, pour ne pas le nommer)). Maintenant, il faut que vienne le retour sur investissement.
Au niveau global de l’équipe, les Achérois apprécieront tout seuls. Des réussites comme HR-Plage, le réaménagement urbain, l’essor économique et commercial, le travail de prévention, autant de dossiers qui ont avancé à la vitesse grand V. La preuve qu’après un mandat à semer, on a bien fait de faire confiance à Alain Outreman pour la récolte.
C’est pas fini, ça va durer encore cinq ans. Cinq années pour façonner la ville et la rendre à notre visage : humaine.
Alors continuons, ensemble.

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