jeudi, 03 décembre 2009

Mobilisation pour les effectifs de police

C'est terrible comme on a parfois du mal à aborder les gens dans la rue pour leur donner un tract, leur faire signer une pétition, les informer, parler avec eux. J'ai une petite expérience de militantisme (au PS d'abord de 2002 à 2008 puis en tant qu'élu depuis un an et demi) et je trouve le travail de tractage assez difficile. Mais ce qu'il s'est passé mardi soir, à la Gare, de 17h30 à 19h00, est extraordinaire. Les voyageurs, pourtant fatigués par une journée de travail, faisaient même la queue pour signer notre pétition pour le renforcement des effectifs de police ! Il faut dire qu'on n'avait que trois stylos bille, et qu'il fallait écrire, dans des conditions difficiles (dans le noir, sur un coin de table) son nom, son prénom et son adresse.
C'est bien la preuve que lorsqu'ils connaissent les enjeux, les gens savent se bouger. On a fait signer 167 personnes. La prochaine fois, on accueillera les achérois plus confortablement, et on fera le double !
La cause est on ne peut plus importante, il faut dire. Non que la criminalité explose sur notre ville, mais il y a quand même un sentiment d'abandon de la part de l'état.
La municipalité a mis en place un dispositif qui fait l'admiration des villes environnantes sur la prévention et la dissuasion (avec les médiateurs, les animateurs de rue, les ASVP) mais il y a des travaux qui sont régaliens, qui reviennent à l'état (investiguer, lutter contre les trafics, intervenir en cas de problèmes, cambriolages, violences, etc.). J'en parlais dans un post du 25 mai.
Or, on commence à le savoir, l'état se désengage complètement de ses responsabilités, dans tout, ça devient systématique ! L'école, on n'en parle même pas (les effectifs en baisse constante) ! La santé, mieux vaut passer là-dessus (il faut compter sur les âmes charitables, comme ce week-end avec le Téléthon, pour financer la recherche !) La Poste, inutile de vous faire un dessin ! Et bien sûr la Police (6 agents au bureau d'Achéres contre 16 en 2000).
Les achérois se mobilisent parce qu'ils ont bien compris qu'il fallait faire pression sur le gouvernement pour qu'il assume ses responsabilités ! C'est sans doute au travail d'explication qu'on doit cette réussite, travail de longue haleine entrepris par notre délégué Pascal Campéotto et son collectif achérois pour les effectifs de police.

(Voir un article du Parisien du 30 septembre)

 

vendredi, 27 novembre 2009

Cette nuit est solidaire

Cette nuit, c'est la nuit solidaire, une nuit (c'est la deuxième année qu'elle est organisée) pour lutter contre le mal-logement. Une personne sur six est mal logée, ou pas logée du tout.
C'était bien sûr, la encore, une promesse électorale de Sarkoléon en 2007, qu'en 3 ans, plus personne ne dormirait dehors ! Tiens, fume ! Tant pis pour toi si tu l'as cru !
Sur Achères, bien sûr qu'on est solidaire, mais on n'est pas solidaire qu'une nuit, c'est au jour le jour qu'il faut mouiller le maillot. Pour lutter contre les promoteurs qui ont un peu tendance à sniffer le pacsif de blé qu'on peut se faire dans une ville encore pas pleine, à 20 minutes de Paris... Et pour tenter de loger nos enfants, qui quittent le foyer maternel et qui n'ont pas forcément envie de partir loin de leur ville.
Nous, on choisit de loger tout le monde. La part du logement social est importante, 47% aux dernières nouvelles, et on le regrette pas du tout, c'est une réussite. Faut continuer.
Cette nuit, personnellement, j'irai surtout dormir, j'ai eu une semaine chargée, faut de temps en temps laisser flotter les rubans, comme on dit puis... Mais solidaires, oui, on l'est.
Pour voir en quoi ça consiste : http://www.nuitsolidaire.fr/ et ce qu'en pense l'Huma : http://www.humanite.fr/Nuit-Solidaire-pour-logement-solid....
Je sais pas ce qu'en pense Le Figaro...
Bonsoir chez vous... Si vous en avez un.

lundi, 23 novembre 2009

Ce qu’on peut espérer du débat sur l’identité nationale

Comme on nous a lâché les écolos dans les pattes avec le film Home, financé par les amis du président, pour les élections européennes, le gouvernement lance un débat sur l'identité nationale un peu avant les régionales, en espérant sans doute une dérive sur les aspects les plus porteurs pour la droite (immigration, sécurité, etc.).
C'est de bonne guerre.
Sauf que, même si le principal parti d'opposition a déjà fait plus d'une fois la preuve de son irréfragable sottise, il a quand même l'opportunité de rebondir et de crier haut et fort contre ce qui n'est pas français.
Est-il français de rafler les étrangers sans papiers, même les mieux intégrés, à la sortie de leur boulot ou au saut de leur lit pour les enfermer dans des camps, au mépris des droits de l'homme dont notre pays revendique la paternité ?
Est-il français de livrer les médias au dictat du Château ou des grossiums de l'industrie du cercle sarkozyste ?
Est-il français de protéger une caste de puissants d'un bouclier fiscal alors que le peuple crie famine ?
Est-il français de supprimer la taxe professionnelle et de rendre ainsi les collectivités locales dépendantes du bon plaisir de l'état ?
Est-il français de museler les écrivains sous le prétexte qu'ils ont reçu un prix littéraire ?
Est-il français de supprimer le juge d'instruction pour pouvoir contrôler la justice ?
Est-il français que les minorités restent sous représentées dans les instances politiques et managériales ?
Aujourd'hui, oui, j'ai mal à ma France.
Les français d'origine algérienne saluent la qualification pour le Mondial 2010 de l'équipe d'Algérie. C'est déchirant ! Ils ne sont pas algériens, qu'ils le veuillent ou non, mais ils refusent d'aimer le pays qui les a accueilli. C'est le signe que l'intégration est ratée, du moins pour certains, alors que celles des années 50 et 60 ont réussi (espagnols, portugais, polonais).
Etre français ne signifie pas avoir des papiers français, mais adhérer aux valeurs françaises telles qu'elles ont été portées dans l'histoire.
Maintenant, ces valeurs mêmes sont galvaudées par le gouvernement lui-même. Nos compatriotes sont-ils favorables à ce changement ? Le débat est ainsi loin d'être inutile, et permettra à notre population de dire ce que c'est qu'être français aujourd'hui. Quelles valeurs sont les nôtres ? Nous reconnaissons-nous dans ce pays rigoriste et froid, imbu et méfiant, étriqué et frileux , et pour tout dire ridicule ?
Les français doivent s'emparer de ce débat et dire quel image leur miroir doit leur renvoyer.

mercredi, 11 novembre 2009

Des manoeuvres élyséennes qui marchent

Soyons clair : le président prend les socialistes pour des imbéciles, et ça lui réussi assez bien !
Reconnaissons-lui un vrai talent : c'est un fin manipulateur politique.
Déjà, nous mettre dans les pattes le film « Home », promu à grands frais par ses amis (Pinault-Printemps-La Redoute) quelques jours avant les élections européennes était un excellent moyen de booster les verts (16,2%) et de réduire le score du PS (16,8%), et par voie de conséquence, faire arriver l’UMP en tête, même si on ne peut pas parler de plébiscite, loin s’en faut (28%).
Aujourd’hui, on nous colle DSK dans les pattes à coups de sondages obtenus Dieu sait comment, pour relancer la guerre des chefs.
Les petites phrases assassines, les allusions sur les positionnements des uns et des autres refont surface, et on entend, de la rue Solferino, s’aiguiser les couteaux.
Il n'y a qu'une seule conduite à tenir pour que ces carabistouilles soient sans effet sur la marche des socialistes : élaborer un programme, avoir un avis à donner sur tout, garder une ligne claire, et on verra si les français adhèrent. Tant que le PS stagnera dans les nébuleuses, il restera ce qu’il est, un parti de notables qui ont intérêt à ce que rien ne bouge, et la proie facile de ceux qui veulent le déstabiliser...

jeudi, 05 novembre 2009

Encore une occasion de se marrer

Un événement, une loi.
Cela fait des années que ça fonctionne comme ça. Après chaque fait divers, on invente la loi qui va avec ! Un violeur récidiviste, un match annulé, un chien qui mord, une mouche qui pète, une loi.
Là, Hortefeux réfléchit à une loi (c’est la 23ème sur la sécurité depuis 2002, ce qui permet de juger de l’efficacité de Karcherator, notre super flic), pour instaurer un couvre feu pour certains mineurs de moins de 13 ans (ceux qui ont déjà été interpellés) !
Ah ah ah ah ah ah ah ah
ah ah ah ah ah ah ah ! Mort de rire.
Et qui c’est qui va venir demander leur âge et leur casier judiciaire à nos bambins délinquants, à la nuit tombée ?
Les effectifs de polices sont en chute libre ! A Achères, ils étaient 16 en 2000, on nous en promettait 20, et ils sont 6, pour une ville de 20 000 habitants !
J’imagine la tête catastrophée de nos petits sauvageons à l’annonce d’une telle loi ! Morts de rire, je vous dis.
Non, ce qu’il faut accentuer, c’est la prévention, la médiation, la dissuasion. Et puis, pour les délinquants, des policiers en nombre sur le terrain, des policiers de proximité, qui puissent investiguer, faire un vrai travail de policiers. Leur boulot, quoi.
Le constat d’Hortefeux n’est pas faux : la population délinquante se rajeunit et se féminise (encore qu'il paraît que les chiffres du sinistre de l'intérieur sont contestés par les spécialistes...).
Mais face à ce phénomène, légiférer ne sert à rien, à part tenter de récupérer l'électorat frontiste dans la perspective des élections régionales, peut-être...
Non, ce qu'il faut, ce sont des effectifs, des hommes, des hommes qui connaissent bien leur boulot. C’est tout.
Hortefeux n’a rien compris, mais est-ce nouveau ?

(ps : avec tout ça, je ne vous ai pas raconté mes vacances : c'était bien. Les petits futés auront reconnu Saint-Hippolyte-du-Fort, dans le Gard.
a+
dan
)

jeudi, 22 octobre 2009

Offensive du nouvel ordre moral

Aujourd’hui, Mitterrand propose de boycotter Morsay pour incitation à la haine envers la police.
J’ai plongé dans mes souvenirs d’enfant et j’ai ressortie « Hécatombe » de Georges Brassens :

Au marché de Briv'-la-Gaillarde
A propos de bottes d'oignons
Quelques douzaines de gaillardes
Se crêpaient un jour le chignon
A pied, à cheval, en voiture
Les gendarmes mal inspirés
Vinrent pour tenter l'aventure
D'interrompre l'échauffourée

Or, sous tous les cieux sans vergogne
C'est un usag' bien établi
Dès qu'il s'agit d'rosser les cognes
Tout le monde se réconcilie
Ces furies perdant tout' mesure
Se ruèrent sur les guignols
Et donnèrent je vous l'assure
Un spectacle assez croquignol

En voyant ces braves pandores
Etre à deux doigts de succomber
Moi, j'bichais car je les adore
Sous la forme de macchabées
De la mansarde où je réside
J'exitais les farouches bras
Des mégères gendarmicides
En criant: "Hip, hip, hip, hourra!"

Frénétiqu' l'un' d'elles attache
Le vieux maréchal des logis
Et lui fait crier: "Mort aux vaches,
Mort aux lois, vive l'anarchie!"
Une autre fourre avec rudesse
Le crâne d'un de ses lourdauds
Entre ses gigantesques fesses
Qu'elle serre comme un étau

La plus grasse de ses femelles
Ouvrant son corsage dilaté
Matraque à grand coup de mamelles
Ceux qui passent à sa portée
Ils tombent, tombent, tombent, tombent
Et s'lon les avis compétents
Il paraît que cette hécatombe
Fut la plus bell' de tous les temps

Jugeant enfin que leurs victimes
Avaient eu leur content de gnons
Ces furies comme outrage ultime
En retournant à leurs oignons
Ces furies à peine si j'ose
Le dire tellement c'est bas
Leur auraient mêm' coupé les choses
Par bonheur ils n'en avait pas
Leur auraient mêm' coupé les choses
Par bonheur ils n'en avait pas

Çà dépote pas mal, non ?
Mais qu’est-ce qui a changé depuis Brassens ?
Il n’y a pas si longtemps, Renaud pouvait écrire :

J' peux pas encaisser les drapeaux,
Quoi que le noir soir le plus beau.
La Marseillaise, même en reggae,
Ça m'a toujours fait dégueuler.
Les marches militaires, ça m' déglingue
Et votr' République, moi j' la tringle,
Mais bordel ! Où c'est qu' j'ai mis mon flingue ?


Ce qui a changé, c’est le rapport avec une police avec laquelle on ne rigole plus, désormais. Le flic bienveillant qu’on chahutait en le côtoyant, c’est fini. L’ambiance est au plus glauque.
La police s’est éloignée du peuple. La faute à qui ?
D’une manière générale, nous entrons dans une phase de rigorisme aigu , dans un nouvel ordre moral, on le voit. Chacun juge le comportement des autres, focalise sur les petites phrases qui traînent… Et puis, un signe parmi d'autres : la difficulté grandissante d’avoir une interruption volontaire de grossesse.
Aujourd’hui, le censeur est en nous et autour du nous.

mercredi, 21 octobre 2009

L'ami de tous les jeunes...

Moi, je suis élu à la jeunesse, et mon travail consiste à rechercher des solutions pour cette population, à apporter des réponses à la question des jeunes. Tous les jeunes.
Lorsqu’un jeune brûle des voitures dans sa cité, ça m’interpelle. Je me dis qu’il se tire, sans le savoir, une balle dans le pied. Il fait de sa ville une banlieue merdique et ça lui retombera sur la gueule un jour. Je me dis qu’il a un problème et qu’il s’y prend mal pour le résoudre. Je me dis qu’il se trompe de cible, il n’a pas une représentation bien claire de ce qu’il fait. Il faut lui redonner des repères.
C’est pour quoi je suis plus en colère contre Nicolas Sarkozy que contre son Prince héritier.
Je n’aime pas qu’on se moque de ce jeune homme, il est plus victime que coupable. Ses parents ne lui ont pas donné les bons repères, il n’est pas sur la même planète que la plupart des autres habitants de son pays. Il lui faudrait un stage au contact de la réalité, du peuple, le sortir un peu de sa famille monarchique. Et puis, bien sûr, lui trouver de nouveaux parents qui lui apprennent la vraie vie.
Voilà, j’espère avoir proposé une autre lecture de cette actualité absolument consternante…

dimanche, 18 octobre 2009

David Douillet, député des Yvelines

David Douillet est élu député des Yvelines dans la 12ème circonscription (Poissy) avec 52% des voix.
Bravo à lui pour ce parachutage réussi.
Depuis qu’il y a des élections, on n’est pas encore arrivé à comprendre comment votent les citoyens, c’est affligeant. Dire qu’il y a des gens qui passent leurs soirées à parler politique, à militer pour des idées… En fait, les idées ne comptent pas, le travail de terrain ne compte pas, et les électeurs ne retiennent rien, même de l’histoire récente.
Moi, je serai peut-être un jour député de la 6ème circonscription des Yvelines, mais pour ça, il me faudra davantage compter sur mes rôles au théâtre, celui du Dindon ou de la Grande Zaza, plus sûrement qu’en bossant au jour le jour pour les achérois, ou en militant pour mes idées.
C’est un peu la déception, ce soir, mais ça va passer.
Demain, je continue de bosser pour défendre les valeurs humanistes qui font tant défaut de nos jours, mais qu'on arrive encore à défendre dans notre bonne ville d'Achères.

Inscrits : 71 732, votants : 24 175 (33,70 %), exprimés : 23 421
David Douillet (UMP) : 12 203 (52,10 %)

Frédérik Bernard (PS) : 11 218 (47,90 %)

vendredi, 16 octobre 2009

Modem à géomètrie variable...

Il y a peu, après le vote législatif de Rambouillet, raté par la gauche de 5 voix (!), les thuriféraires de l’union PS-Modem exultaient, et se posaient en précurseurs.
Ce qu’à Dieu ne plaise, bien sûr. Car s’il vient grossir les rangs de la gauche sur la base des idées, s’il est le moyen de bouter hors du pouvoir le clan sarkozyste, le Modem est le bienvenu. Il y a quelques semaines, les accents prolétariens de Marielle de Sarnez en réunion de bouillabaisse électorale auraient arraché des larmes aux gauchistes les plus endurcis ! Mais qu’en reste-t-il aujourd’hui ?
Frédérik Bernard (PS), dimanche prochain, au second tour de la législative de Poissy (XIIème circonscription), tout à fait gagnable si on sait se mobiliser, affrontera notre champion judoka David Douillet (UMP) avec pour seul soutien officiel le vert Alain Lipietz.


Et les autres, alors ? Apparemment, ils sont plus en nuance, ils font dans la dentelle…
François Delapierre (Parti de Gauche) veut bien apporter son soutien si Frédérik Bernard ne sollicite pas celui du Modem…
Ambiance…
Delapierre « ne se reconnaît pas dans les propositions du Modem ».
Evidemment, certes, le programme de Richard Bertrand n’était sans doute pas un modèle de gauchisme à la Sarnez (à tel point que Christophe Bellengé, du Nouveau Centre l’avait choisi comme candidat, jusqu’à ce que sa direction fédérale ne le mette
« en vacances du parti »…).
Mais le candidat, c’est Frédérik Bernard, PS, et c’est lui qui doit aller à l’Assemblée, pas le Modem ! La position de Delapierre revient à favoriser David Douillet. Bravo.
Et le candidat Modem Richard Bertrand ? Il répond, dans un commentaire à un article de MediaSeine : « Le MoDem n’étant ni un parti de centre droit, ni un parti de centre gauche et en accord avec François Bayrou, je ne donnerai aucune consigne de vote pour dimanche 18 octobre sauf celle d’aller voter pour lutter contre le principal adversaire : L’abstention. ».
Voilà, il ne soutient donc pas Frédérik Bernard (alors qu’il en est le premier adjoint, soit dit en passant… On se prépare des séances sympathiques au conseil municipal...).

D'une certaine façon, Delapierre a plutôt raison, autant compter sur les voix de gauche, un point c'est tout. Soyons démocrates, si les gens veulent Douillet, laissons-leur Douillet, plutôt que de les tromper avec l'illusion d'un Modem partenaire...
Reste à savoir quand la nouvelle ligne prônée par la direction du Modem passera dans les faits ?
Pas simple, tout ça.
Bonne chance quand même à Frédérik Bernard pour dimanche.

jeudi, 15 octobre 2009

La réforme des lycées : l’effet d’annonce

10 mois après que la réforme des lycées ait été contestée dans la rue, le président Sarkozy est revenu à la charge de façon beaucoup plus légère. Des généralités et déclarations d’intention avec lesquelles on ne saurait être en désaccord :
1. avoir une orientation plus souple des élèves, droit à l’erreur, réorientation en classe de 1ère, qui deviendrait plus généraliste. L’idée est bonne.
2. revaloriser le technique et le littéraire. Bonne idée encore. Songez que pour être journaliste ou avocat, on préfère les bacheliers S que L. Les maths sont l’outil de sélection par excellence, ce qui est une absurdité.
3. extension du soutien scolaire au lycée. Là, çà ne peut pas faire de mal.
4. plan d’urgence pour les langues. Je suis pour, évidemment. Ici comme pour le reste, Nicolas Sarkozy se déclare favorable à ceci ou prône cela, mais rien n’est encore très clair quand à la mise en œuvre.
5. le président a demandé à France-Télévision de créer une plate-forme de 200 films disponibles en libre accès via le ouaibe. C’est chouette.

Ensuite, Nicolas Sarkozy a caressé les profs dans le sens du poil, en assurant que rien ne se ferait sans eux. C’est bien.
Il a aussi expliqué sans rire, et l’extrait a été largement repris sur la toile, que désormais la réussite ne dépendait pas qu’on soit « bien né », mais du travail… Pas de commentaire..
J’ai décidé d’être soft, aujourd’hui, spas ?
Çà se voit, spas ? Je sais pas si ça va durer…
C’est Luc Châtel qui va devoir mettre tout cela en musique.
Maintenant que Sarkozy a fini d'enfoncer les portes ouvertes, à lui de bosser, un peu !

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