mercredi, 20 août 2008
Des mauvais coup en loucedé
C’est désormais une tradition, à l’annonce de congés d’été, on profite du fait que les Français ont la tête ailleurs pour leur refiler en loucedé les dernières saloperies qu’on leur préparait depuis des lustres… C’est ainsi que fin juillet sont sorties comme d’un chapeau quelques perles pré villégiatures dont je me souviens quand même à la rentrée :
- A commencer par le « plan de redressement de la Sécurité Sociale », 24ème du nom depuis 27 ans, discrètement sorti le 29 juillet (encore un peu, il ne voyait pas le jour…). On vous rassure de suite, il est hors de question de ponctionner les Français, leur moral dramatiquement en berne n’y résisterait pas ! Ce sont les mutuelles qui seront impactées… Maintenant, allez savoir comment les mutuelles feront pour récupérer leur marge, ça n’est pas le problème du gouvernement. Si les cotisations augmentent, ce sera la faute les mutu… Attendez-vous à apprendre que vous allez cotiser plus… Enfin, si c’est pour sauver vraiment la Sécu (comme les socialistes l’ont fait en 2000 et 2001 sans rien augmenter) je veux bien payer un peu plus. Attendons pour voir…
- La dernière loi pénitentiaire de Rachida Dati est parue le 28 juillet, elle. Après avoir largement contribué à engranger des taulards (notamment grâce à ses peines plancher et l’absence d’amnistie du 14 juillet), la garde des sceaux (à Champagne, rajoute le Canard Enchaîné) nous pond une loi pour vider les prisons (mégabondées aujourd’hui avec 64250 détenus). Il suffira de les laisser dehors, avec un bracelet. On ne m’empêchera pas de penser à une politique de pilotage à vue…
- C’est le 22 juillet, après une réunion des crânes d’œuf de l’Elysée, qu’on a eu l’assurance que la généralisation du RSA, ce serait plutôt 2010 que 2009. Le problème, c’est que c’est une promesse électorale sarkozyste mais que ni le 1er ministre ni Bercy ne voit comment financer ce mécanisme de solidarité sans piquer dans un autre mécanisme de solidarité, la PPE (prime à l’emploi). Martin Hirsch a bien des soucis, mais la situation sera peut être meilleure à la rentrée, après une super réunion déjà programmée en septembre, le 11, je crois…
- Les mauvaises nouvelles continuent de tomber en rafale. Les 24 juillet, Renault annonce au même moment un taux de croissance de 4,5% et 5000 licenciements. C’est clairement un dégraissage boursier, car il permettra d’augmenter les dividendes et de goinfrer les actionnaires (dont l’Etat pour 16%). Un peu dans le même esprit, on apprend le 30 juillet qu’Arcelor-Mittal (l’usine sinistrée de Gandrange, entre autre…) a réalisé au premier semestre 5,2 milliards d’euros de profit (7 milliards pour Total dans le même temps). On est bien content pour tous ces braves gens.
Mais il n’y a pas que les salariés qui se font lourder, me direz-vous ! Il y a aussi des patrons. Franck Dangeard, par exemple : après avoir fait perdre 182 millions d’euros à Thomson, il prend la porte, certes, avec un chèque de 2,3 millions d’euros et ses quelques stock options…
Serge Tchuruk et Patricia Russo, les excellents duettistes d’Alcatel-Lucent, après une série de choix particulièrement audacieux entraînant la perte de 25 milliards d’euros en huit ans, déclarent forfait. Tchuruk, qui a touché 3 millions par an pendant tous ces exploits part à la retraite avec un matelas qu'on ne connait pas encore (...) et Patricia Russo s’en va outre-atlantique avec 6 millions d’euros de prime. Là aussi, on est bien content pour eux. Après tout, c’est légal, ils ne font que profiter d’un système.
Je me demande combien j’aurais si je plantais l’informatique de ma boîte…
Et pendant ce temps-là, on occupe le bon peuple avec les polémiques qu’on peut… A croire que Charlie Hebdo est complice du pouvoir, et veut nous divertir des vraies questions !
Tout commence avec un article vite rédigé dans Libé du 23 juin. Il est dit que « le fils de Nicolas Sarkozy, Jean, vient de se fiancer avec une juive héritière des fondateurs de Darty, et envisagerait de se convertir au judaïsme pour l’épouser ».
Que l’info soit vraie ou fausse, on s’en fiche complètement, elle est juste un peu « brut de décoffrage ».
S’en suit un article ironique de Siné, qui aurait probablement écrit la même chose s’il c’était agit d’une autre famille riche, et Val, le directeur de Charlie Hebdo le vire.
C’est ensuite le déchaînement des passions, on condamne, on vitupère, on invective, on sanctionne, on émulsionne, on fouille les passés, on suppute les intentions, nos supposés grands esprits (et les autres) prennent parti et tout cela dévient franchement grotesque. Comme quoi, dirait Desproges, on peu rire de tout mais pas avec tout le monde…
J’espère que ça, à la rentrée, on l’aura oublié…
22:07 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : achères, politique
vendredi, 01 août 2008
Le cahier de texte des Achèrois
Je ne me suis pas interrompu longtemps, spa ? Juste une nuit de blues. Je repars au combat aussi sec ! Je me battrai jusqu’au bout ! La mort ne m’aura pas vivant !
Surtout que là, bonne nouvelle, je peux montrer la photo du cahier de texte que les enfants auront à la rentrée !
Un scoop : il est beau. Très beau.
Il parle de l’eau (c’est le thème de l’année) et il sera distribué gratos aux petits chenapans de l’élémentaire. Je laisse parler l’image... (voir le blog des créateurs).
Cela fait trois ans que les élèves de l'élémentaire ont un cahier de textes estamplillé aux armes de la Ville, et je trouve ça top.
Dans un autre registre, à la sortie de CM2, un prix est remis aux enfants, sous la forme d'un livre qu'il ont choisi dans une sélection. Cette année, j'ai pu participer à la remise des prix des enfants du CM2 (on m'a gentilment laissé offrir son livre (Les Grands Hommes de l'Humanité) à mon petit dernier, c'était sympa...).
Bon, c'était pour dire que certes, tout n'est pas rose pour nos galopiots, mais qu'à Achères, on essaie de compenser comme on peut...
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jeudi, 31 juillet 2008
Sale temps pour les mioches…
Je suis parfois désemparé, je me dis qu’on vit une époque de merde, qu’il vaudrait mieux carrément renoncer au combat, se terrer, tranquille, chez soi, derrière sa porte blindée, devant son écran télé débitant des trucs faciles à piger, une bière à la main, la casquette Ricard vissée sur la bobine.
Ce qui me fait le plus de peine, c’est pour les gamins, ceux qui se pointent à peine dans ce gourbi-là, et qu’on reçoit à coup de couteau ou à coups de bite, qu’on accueille avec le CPE, le Sida, le boîtier anti jeunes, et qui ont probablement le sentiment de n’avoir pas été désirés.
Et puis, il y a le chômage des jeunes, qui continue de grimper (+6,2% en six mois). Compte tenu des courbes démographiques, n’importe quel connard aurait pourtant réussi, face au chômage. Mais non, les jeunes restent à la porte.
Faut-il s’en étonner ?
On nous dit qu’il faut travailler plus pour gagner plus, c‘est à la mode ! On peut faire des heures sup, pas besoin de faire appel à l’intérim, on pressurise le personnel qu’on a déjà, si heureux d’être en place ! Il faut être productif, efficace, travailler pour deux ! C’est la loi de la jungle !
Dans ce contexte, pourquoi on embaucherait des jeunes à façonner, à former en entreprise ?
Le travail, on a décidé de ne pas le partager. Aussi, ceux qui en ont le gardent et travaillent encore plus fort, encore plus vite, c’est la nouvelle tendance ! Alors, le jeune, il reste chez lui.
C’est bien beau de se lamenter comme ça, mais il propose quoi, le Safon ?
Ben il propose qu’au lieu de penser fric, rentabilité, concurrence, on pense aux hommes. Ailleurs, ça existe, ça marche, mais en France, on a préféré la loi des plus forts. Alors, les pas forts, ils crèvent. Logique.
Pour changer les choses, on avait un autre choix de société, c’était celui de Ségolène Royal. Mais il paraît qu’elle est incompétente, vous pensez bien, une femme ! (c’est de l’ironie, je précise).
C’est pour ça que je me sens démuni et que j’arrête pour quelques temps de m’occuper du monde.
Comment va le monde, môssieu ? Il tourne, môssieu, il tourne…
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lundi, 28 juillet 2008
A propos d’Achères-Plage
Paru dans l’Huma du 26 juillet :
Maire nageur sauveteur
Geste social, prévention, les municipalités investissent dans ces havres.
Certains maires de villes de banlieue n’hésitent pas à bâtir des projets ambitieux sur du sable et de l’eau. Les « plages » éphémères, rencontrant un succès populaire incontestable, ont donné des idées aux édiles qui, aujourd’hui, réfléchissent à développer, si ce n’est à pérenniser, ces lieux de villégiature par intérim. Si ces plages précaires ont été conçues pour accueillir les urbains en mal de littoral, pour offrir un bol d’air à ceux qui n’ont pas les moyens de changer d’atmosphère, elles n’ont pas toutes été créées dans le même moule.
À Achères (Yvelines), la plage a d’abord pris la forme de quelques tas de sable et de bacs d’eau posés au pied des immeubles. Espace symbolique, où la mairie avait centralisé quelques activités de loisirs. Cette année, changement de cadre et d’échelle : l’opération est déplacée au bord d’un étang de pêche aménagé dans une sablière désaffectée, ébauche d’une future base de loisirs peut-être. Un investissement important qui répond à un besoin de la population et qui s’inscrit dans la politique de la ville, explique le maire (PCF), Alain Outreman. « Il y a une réelle paupérisation des habitants des cités HLM, observée aussi bien par les services sociaux que par les associations caritatives. Ces gens ne partent pas ou peu. Cette plage est leur lieu de vacances. On l’exploite à fond pour les gamins des centres de loisirs. La nocturne du vendredi soir attire les jeunes qui traînent dans les cités. Ça entre dans notre logique de prévention. Les associations gèrent les buvettes. Personne ne fait de profit. Et puis c’est un endroit où les gens se parlent, font connaissance. »
Cette mixité, entre gens de quartiers différents, entre générations différentes, François Garay, maire socialiste des Mureaux (Yvelines), y tient lui aussi. Tout comme à l’implantation symbolique de la plage sur la place de la mairie. Pas question de migrer vers les berges de la Seine. « Je veux que ce lieu reste accessible, simple. Je refuse d’entrer dans un système de prestations. Le travail de l’équipe d’animateurs est essentiel. L’accès à toutes les activités est libre. C’est, hélas, plus important que jamais : de plus en plus de gens ne bougent plus de chez eux. Ils ne peuvent même plus profiter de nos voyages organisés à la journée pour dix euros. »
À Suresnes (Hauts-de-Seine), la municipalité (UMP) est fière d’être un précurseur. Les Fêtes de la Seine ont vingt ans. Dès l’origine, la volonté affirmée est de faire redécouvrir la Seine, « débarrassée de la pollution », aux Suresnois. Les sports nautiques sont à l’honneur et, grâce à un partenariat avec l’UCPA, les gamins des centres de loisirs peuvent en profiter gratuitement. Les adultes déboursent 7 euros. Le succès est énorme. Du coup, « la mer à Suresnes » s’inscrit dans des projets d’aménagement du territoire d’ampleur menés par le conseil général. Jean-Louis Testud, adjoint au maire, annonce que, l’an prochain, les Suresnois devront prendre le tram pour rejoindre la base toute neuve de l’île de Monsieur, à Sèvres.
Dany Stive
Pour ce qui est des nouvelles, le concert de vendredi s'est très bien passé (sauf que Idyllique n'a pas pu jouer faute de batteuse), et Zubrov'ska a fait une excellente prestation. (A écouter).
09:42 Publié dans Le programme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : achères, politique
dimanche, 27 juillet 2008
Ben c'est où ? Episode 8
Une étape très spéciale du "Ben c'est où ?", aujourd'hui puisque je donne aussitôt la réponse, parce que de toutes façons, personne ne trouvera où se trouve la vue d'Achères que j'ai pris de mon satellite (Google Earth).

C'est au Chêne Feuillu, et ça s'appelle la place Olympe de Gouge !
A ma grande honte, je ne connaissais pas Olympe de Gouges, le jour où, dans son discours d’investiture, Ségolène Royal lui rendit hommage. Mon premier réflexe fut donc, le soir même (lorsque je pus décoller ma fille de son MSN), d’interroger Wikipédia, l’encyclopédie participative (décidément…) de l’Internet.
Olympe de Gouges est née en 1748, monta à Paris, s’y maria, eut un enfant (qui finira général, pour la petite histoire) et fut veuve très vite. Elle ne se remaria pas, mais vécu une grande passion avec Jacques Biétrix de Rozières, qui lui offrit de vivre sa vie sans dépendance financière.
Elle écrivit deux pièces de théâtre contre l’esclavage des noirs (dont « Zamore et Mirza ou l’heureux naufrage », inscrite au registre de la Comédie-Française) et milita pour les droits de la femme.
Elle s’engagea également en politique. Girondine, elle s’opposa à la mort de Louis XVI, critiqua les bains de sang de la révolution voulus par Marat, et l’autoritarisme de Robespierre. Mauvaise pioche, elle fut embastillée (ce qui est un comble pour une révolutionnaire) dans une prison dont elle aurait pu s’échapper facilement, mais elle préféra être jugée pour pouvoir justifier ses positions politiques.
Du coup (c’est le cas de le dire), elle fut guillotinée en 1793.
Elle passa longtemps, dans l'histoire, pour une courtisane de peu de vertu, mais fut réhabilitée plus récemment, et grâce notamment à l'historien Olivier Blanc qui travailla sur ses textes en 1981.
Aujourd'hui , Olympe de Gouges donne son nom à bien des places et des avenues, y compris à Achères.
Voir là --->
De rien, ça m'a fait plaisir.
19:09 Publié dans Ben c'est où ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : achères, politique
vendredi, 25 juillet 2008
Sarkoléon : l’expérience témoin
Notre Omniprésident préféré s’est prononcé hier, à Batz sur Mer, pour une réforme du permis de conduire, en précisant que c’était une priorité. Avec Sarkozy, il n’y a que des priorités, et il s’intéresse subrepticement, fébrilement et superficiellement à tout (c’est ce qui irrite un peu, dit-on).
Il compare notre examen à un véritable parcours du combattant qui, au vu du nombre de jeunes morts sur la route, n’est même pas un gage de sécurité.
Moi, pour une fois, je dis, faisons un test. Ce sera mon expérience témoin.
Ne critiquons pas une réforme dont on ne connaît pas encore le contenu (ni Sarkozy, d’ailleurs, il a dit ça comme ça…).
Voyons ce qu’il va proposer (et, accessoirement, le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, qui est sensé s'occuper de ça...).
Il est clair que l’automobile est pour les jeunes un outil d’insertion.
Il est clair aussi que le système actuel n’est pas performant (trop long et trop cher), et dissuade même certains candidats de se pourvoir du papier rose pour prendre le volant.
Donc, laissons-le proposer sa réforme.
S’il arrive à combattre le lobbying des auto-écoles et à nous pondre un examen du permis de conduire pas trop cher, rapide et efficace, moi, je dirai bravo Môssieur le Président, et j’arrêterai de l’appeler Sarkoléon.
C’est pas pour cela que je ne condamnerai pas sa politique par ailleurs, bien sûr, mais simplement, j’arrêterai de me foutre de lui, voilà.
Résolution est prise.
J’attends…
10:10 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : achères, politique
jeudi, 24 juillet 2008
A Achères-Plage : une soirée qui déchire grave
Vaz-y, comment que je parle bien le djeun's, maintenant que je fréquente chez les nubiles ! Quand Alain Outreman m’a proposé de m’occuper des 15-25, j’ignorais que je kifferai autant.
Bon, j’arrête, c’est lourd.
N’empêche que je vous conseille la soirée du vendredi 25 juillet à partir de 19h, parce qu’on reçoit à Achères-Plage (derrière le centre Leclerc, pour ceux qui prennent le train en marche) trois groupes qui se produiront en partenariat avec le Sax.
Idyllic, Ad’hoc et Zubros’Ska, des musiciens qui ont des parcours et des renommées différentes mais qui ont en commun une certaine jovialité communicative.
Idyllique est un groupe de rock réputé assez conventionnel, il en faut, Ad’hoc surfe sur rock et folk, et quand à Zubro’Ska, c’est un mélange de rock alternatif, de ska et de reggae.
Je connaissais déjà Zubro’ska (voir photo). C’est original (les influences se télescopent au point que tu sais plus trop comment cataloguer, foutre dans des petites boîtes, mais il y a mieux à faire que de chercher à répertorier, tu crois pas, Bazu ?) et ça swingue. Les paroles, en français dans le texte, sont loin d’être débiles… Vous pouvez écouter Nouvelle Rue et Jeunesse Dorée en suivant ce lien, là.
Moi, je conseille un truc : venez.
13:23 Publié dans Le programme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : achères, politique
vendredi, 18 juillet 2008
Achères Plage, c'est parti !

C'était écrit dans notre programme, et c'est maintenant une réalité : Achères-Plage (qui se tenait depuis 4 ans aux Plantes d'Hennemont avec une petite étendue de sable et des piscines d'appoint) se déplace à l'étang des Bauches (voir le "Ben c'est où ?" du 1er juillet) et gagne franchement en envergure (Voir le programme).
C'est un projet ambitieux qui va s'enrichir d'année en année. Les infrastructures (l'eau potable, l'électricité, le chemin, voire le sable) sont des investissements qui resteront, et permettront petit à petit de coloniser cette plaine d'Achères, et de la transformer en espace à vivre.
Grâce à la proximité du centre Leclerc et des commerces qui ouvriront à la rentrée, cet espace sera facile d'accès et "dompté". Il permettra d'accèder aux berges de la Seine, qui paraissent pour l'instant un peu isolées, et nous finirons par considérer cet endroit comme une partie touristique de notre ville, facilement à portée du centre grâce à de nouvelles voies de communications.
Le feu d'artifice du 13 a eu lieu sur le plateau d'aéromodélisme, cette année (c'est-à-dire de l'autre coté du RD30 par rapport aux autres années), aux abords de ce nouvel équipement dont on peut être fier. Le 14 juillet, la plage était noire de monde, le mardi 15 aussi, contre toute attente ! Essentiellement des familles qui profitent du dépaysement...
Bravo à notre maire, qui était le plus moteur dans cette aventure ! Etre élu, ça n'est pas que gérer à la petite semaine, c'est prendre des paris, tenter des challenges...
Celui-ci semble réussi.
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jeudi, 17 juillet 2008
Quand DSK a le dos tourné
J’ai reçu un courrier de Catherine Tasca (qui ne doit pas se souvenir que j’ai été lourdé du PS pour avoir soutenu (ainsi que la fédération des Yvelines) mon maire PCF sortant, Alain Outreman), un courrier pour m’expliquer qu’elle soutiendrait la motion de Bertrand Delanoé, ce qui n'est critiquable en rien, bien sûr.
En fait, au sein de son courant « Socialisme et Démocratie », censé soutenir comme un seul homme notre DSK national, ça part un peu en sucette : Jean-Christophe Cambadélis rejoint Laurent Fabius et Martine Aubry, Pierre Moscovici rejoint Gérard Collomb et Jean-Noël Guérini, et Catherine et Alain Bergounioux rejoignent Delanoé. Cela, c’est seulement l’éclatement d’un courant du PS…
Elle prévient toutefois que trop de fragmentations risquent d’entraîner l’émergence de « ce dont nous ne voulons pas », comprenez Ségolène Royal...
Un bouquet de ronces, quoi…
Pour finir, ma sénatrice (pour qui j’ai quand même gardé une grande estime, c'est une grande dame de la politique) espère voir tout ce beau monde se regrouper sur une « motion nationale », c’est-à-dire (en socialiste dans le texte) en une énième synthèse, suffisamment floue pour que tout le monde s’y reconnaisse et que tout le monde la vote sans sourciller, et que tout rentre dans l'ordre.
J’ai parcouru les contributions, cette nuit, à la chandelle. Difficile de voir émerger une synthèse possible entre des positions pourtant pas si éloignées… Il faudrait quelqu’un qui rassemble tout ce beau monde, une autorité morale établie, un genre Mitterrand de gauche, qui ponde les fondations d’un socialisme moderne, et qui fasse taire la basse cour...
On n’est pas arrivés.
Avec Ségolène, parce qu'elle était plus que socialiste, qu'elle pouvait fédèrer au délà, on pouvait y croire, mais la môme a été cassée par ses petits camarades, et il faudra reconstruire.
Bon courage ! Pour que la justice tromphe, on aura besoin d'un changement de cap, et pour le changement de cap, il faudra bien que ça se fasse avec le PS...
13:24 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : achères, politique
mercredi, 09 juillet 2008
Solidarité mes fesses
C’est dingue ! J’ai fini par tomber sous le charme de notre Omniprésident ! Ce type m’éclate total ! C’est un génie de la politique, à l’image d’un Hitler de la bonne année ! Attention, pas d’amalgame, Sarkoléon n’est pas raciste, mais il a, comme l’autre malade, cet art de faire accepter les pires conneries à un peuple pourtant réputé civilisé. C’est trop. Et plus c’est trop et plus ça marche…
Exemple ? Evidemment, exemple ! Il y en a des tas, d’exemples, ça n’arrête pas, mais là, j’en tiens un bon, et qui vient de sortir : ça concerne le RSA (revenu de solidarité active) et la PPE (prime pour l’emploi).
Le RSA, c’est le joujou de Martin Hirsch, l’ancien successeur de l’abbé Pierre chez Emmaüs, et c’est un dispositif plutôt dans mes cordes, qui est sensé inciter les RMIstes à prendre un travail.
Hirsch défend son bébé dans l’équipe Sarko avec une énergie farouche, et on le comprend, mais comment financer ce dispositif lorsque les caisses sont vides ?
Eh bien c’est tout simple : il suffit de réduire la voilure d’un autre mécanisme de solidarité, la PPE !
On pique dans la PPE pour financer le RSA, c’est tout con ! Piquer dans la PPE, en termes polis, ça se dit la "recentrer sur les plus défavorisés").
Robin des Bois volait aux riches pour donner aux pauvres, mais la bande à Karcherator préfère voler les pauvres pour donner aux encore plus pauvres ! C’est ce qui s’appelle déshabiller Paul pour habiller Pierre… Ou l’inverse.
Et tout le monde s’en fout ! Personne, ce matin, n’est descendu dans la rue pour gueuler qu’on nous prend pour des cons. Calme plat. Même dans ma bonne ville d’Achères, où les gens sont quand même très attachés à la justice sociale, c’était très calme.
C’est ce qui s’appelle être mithridatisé.
Mithridate était un roi qui buvait un peu de poison tous les jours pour pouvoir le supporter le jour où l’on chercherait à l’empoisonner. (En plus, on apprend des trucs).
Eh bien nous, nous buvons tous les jours notre dose du poison sarkoziste, comme pour nous dé sensibiliser. Pour prendre une autre image dont la poésie ne vous échappera pas, plus tu te fais enculer moins ça brûle.
Dans la lignée des Hirsch, j’aime bien Robert, l’acteur (aucun lien de parenté sauf qu’il joua Raoul dans Hiver54 l’Abbé Pierre). Robert me faisait parfois bien rire, mais c’était volontaire de sa part.
Avec Martin, le Haut Commissaire aux Solidarités Actives, le rire est plus grinçant…
13:10 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : achères, politique




































